BMO lance la semaine des bénéfices bancaires avec un bénéfice presque doublé pour atteindre 1,3 milliard de dollars

La Banque de Montréal a lancé mercredi la saison des résultats trimestriels des grandes banques canadiennes, annonçant que ses bénéfices avaient plus que doublé et que l’argent qu’elle mettait de côté pour couvrir les créances douteuses avait chuté de plus de 90%.

BMO a déclaré mercredi que son bénéfice net était d’un peu plus de 1,3 milliard de dollars, contre 689 millions de dollars il y a un an.

Presque toutes les facettes des activités de la banque ont rapporté plus d’argent au cours des trois mois précédant la fin avril, des activités de base des services bancaires de détail au Canada à la gestion de patrimoine, en passant par les marchés financiers et son unité américaine.

Diminution des provisions pour pertes sur prêts

Le bond des bénéfices est survenu lorsque la banque a mis de côté beaucoup moins d’argent pour couvrir les créances douteuses.

Connues sous le nom de provisions pour pertes sur prêts, les banques canadiennes ont dépensé la plus grande partie de la pandémie pour augmenter ce chiffre, pour payer les prêts qu’elles avaient accordés et craignaient de devoir être radiés.

À la même époque l’an dernier, BMO avait mis de côté plus de 1,1 milliard de dollars pour couvrir d’éventuelles créances douteuses.

Mais ce chiffre est tombé aussi bas que 60 millions de dollars, signe que la banque est beaucoup plus confiante dans ses perspectives pour ses clients particuliers et professionnels.

“Ce trimestre, nous avons continué à produire de très bons résultats avec toutes nos activités bien performantes”, a déclaré le PDG Daryl White. “Nous entrons dans la seconde moitié de l’année avec une forte dynamique.”

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Critique sur les hausses de frais

La solide performance financière de BMO survient alors que les grandes banques dans leur ensemble sont critiquées pour avoir augmenté leurs frais pendant la pandémie.

CBC News a rapporté au cours de la fin de semaine que les Canadiens sont mécontents que leurs banques aient augmenté divers frais pour les services bancaires de base.

Les chiffres de BMO montrent que la banque tire effectivement plus d’argent des frais qu’elle ne le faisait auparavant. Au cours du dernier trimestre, BMO a encaissé 1,598 milliard de dollars en soi-disant frais de base. Ce trimestre, la banque a encaissé 1,643 milliard de dollars de ces frais, soit une augmentation de 45 millions de dollars. Les frais de carte à eux seuls sont passés de 81 millions de dollars au dernier trimestre à 122 millions de dollars dans celui-ci.

Les prix des maisons au Canada ont atteint des niveaux records pendant la pandémie, en partie grâce à des taux hypothécaires historiquement bas. (Sean Kilpatrick / La Presse canadienne)

Ces bénéfices s’inscrivent également dans un contexte d’inquiétude croissante à l’égard du marché canadien de l’habitation, alors que les taux d’intérêt historiquement bas ont poussé les prix à des niveaux records et réduit l’accessibilité plus que jamais.

La semaine prochaine, de nouvelles règles de test de résistance conçues pour rendre plus difficile l’admissibilité à un prêt immobilier entreront en jeu, et lors d’une conférence téléphonique avec des analystes mercredi, BMO a déclaré qu’elle examinerait de plus près les nouvelles applications dans des domaines où les prix sont particulièrement élevés. haute.

Selon les données compilées par l’analyste de Bloomberg Intelligence Paul Gulberg, BMO est moins exposée aux prêts hypothécaires résidentiels que certaines autres grandes banques canadiennes, avec environ 130 milliards de dollars – soit un tiers de tous ses prêts – liés à l’immobilier résidentiel. Cela se compare à plus de la moitié des prêts chez les rivaux Royal et CIBC.

Ce qui pourrait expliquer pourquoi la banque n’est pas trop préoccupée par son exposition à un marché du logement de plus en plus vulnérable. “Nous pouvons supposer, compte tenu de ce que nous constatons actuellement en ce qui concerne les prix et les ventes des logements, qu’il y aura une certaine modération”, a déclaré Erminia Johannson, chef de groupe des services bancaires aux particuliers et aux entreprises en Amérique du Nord chez BMO, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. le quartier de la banque.

“Mais il restera certainement un marché hypothécaire assez robuste au Canada au cours des prochains instants.”

Pas de hausse de dividende

Dans des circonstances normales, une banque qui regorge de liquidités augmenterait probablement son dividende aux actionnaires.

Mais BMO n’a pas fait cela, en maintenant le paiement stable à 1,06 $ par action, car elle n’est pas autorisée à augmenter son dividende en vertu des règles actuelles que le BSIF, l’organisme de réglementation bancaire, a imposé au secteur par précaution en mars 2020.

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