Assis sur un siège éjectable

S’il est né à Montréal, c’est plutôt dans la région de Toronto que Nicholas Latifi a grandi. Le pilote de 26 ans vivra dimanche un premier départ au Grand Prix du Canada.

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Et peut-être son dernier, diront les mauvaises langues. Du moins à bord d’une Williams.

Après avoir fait ses classes en karting au Canada et aux États-Unis, Latifi s’est expatrié en Europe pour entreprendre son long parcours en monoplace qui l’a vu disputer notamment quatre saisons complètes en Formule 2 avant d’accéder à la discipline-reine du sport automobile en 2020.

« Aussi surprenant que cela puisse paraître, a-t-il raconté en entrevue au Journalje n’ai jamais couru dans mon pays, à part en karting. Cette première présence, je veux la vivre pleinement. »

Latifi s’est rappelé avoir assisté au Grand Prix du Canada, sans vraiment imaginer qu’il y participerait un jour à bord d’une Formule 1.

« J’ai en mémoire des victoires mémorables de grands pilotes ici à Montréal. Le circuit Gilles-Villeneuve a souvent été le théâtre de courses spectaculaires. »

« Pas de bonnes sensations »

Latifi sera un sujet de conversations en fin de semaine, mais pas pour les bonnes raisons. Son avenir en F1 est, plus que jamais, remis en question.

Même si l’entreprise alimentaire canadienne Sofina, dirigée par son père, Michael, est l’un des commanditaires de l’écurie britannique, il réalise que rien n’est acquis.

« C’est certain que je dois améliorer mes performances, a-t-il affirmé. Je mentirais en vous disant que ma place au sein de l’équipe est assurée. Je suis conscient que la situation doit changer. »

Se sent-il assis sur un siège éjectable ?

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« Pas plus, répond-il, que tous les autres pilotes du plateau dont le contrat vient à échéance à la fin de la saison. J’avoue que, depuis le Grand Prix d’Arabie saoudite, je n’ai pas de bonnes sensations à bord de la voiture. »

Devancé par ses coéquipiers

Le plus grand rival d’un pilote de course, c’est son coéquipier. Or, Alexander Albon s’est montré régulièrement plus rapide que lui malgré le fait que le Thaïlandais a été privé d’un volant en F1 l’an dernier.

« Il s’est adapté plus vite que moi à la nouvelle voiture et c’est à moi de changer les choses », de répliquer le Canadien.

À Barcelone, le mois dernier, Latifi a été devancé par le pilote de réserve Nyck de Vries lors de la première séance d’essais libres du vendredi. Rien pour convaincre ses patrons.

Depuis quelques semaines, les rumeurs de son départ de Williams se sont intensifiées. Certains sites spécialisés ont même avancé qu’il pourrait être remplacé à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne au début de juillet par Oscar Piastri.

Ce jeune espoir australien, champion en titre de la F2, aurait déjà une entente pour occuper le baquet de Latifi la saison prochaine. Un dossier à suivre.

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