Hockey Canada dénonce plus de 900 cas de discrimination sur la glace la saison dernière

Hockey Canada affirme qu’il y a eu plus de 900 incidents documentés ou présumés de discrimination sur la glace – provocations verbales, insultes et intimidation – à tous les niveaux et groupes d’âge au cours de la saison 2021-22.

Les données contenues dans le tout premier rapport de l’organisation sportive nationale sur le problème montrent que 512 sanctions pour discrimination ont été prononcées par des responsables, tandis que 415 allégations ont fait l’objet d’une enquête après coup.

Hockey Canada a introduit une nouvelle section dans son livre de règles en août 2021 pour lutter contre les mauvais traitements dans une fédération qui comptait près de 520 000 joueurs inscrits la saison dernière.

Le document de 14 pages publié vendredi détaille l’application de la règle 11.4, qui traite spécifiquement de la discrimination, y compris la race, la langue, la religion, l’orientation sexuelle, l’identité/expression de genre, les caractéristiques génétiques et le handicap.

La publication du rapport fait suite au «plan d’action» dévoilé par Hockey Canada en juillet pour lutter contre les «comportements toxiques dans le sport» alors qu’il traitait des retombées dramatiques des agressions sexuelles présumées impliquant des membres des équipes juniors mondiales 2018 et 2003. . Aucune des allégations n’a été prouvée devant les tribunaux.

L’organisation a déclaré que les informations publiées vendredi ne reflétaient pas les incidents hors glace de mauvais traitements, de violence ou d’abus sexuels, qui à partir de cette saison seront traités par le Bureau du commissaire à l’intégrité du sport du gouvernement fédéral ou par un nouveau processus de plainte tiers indépendant.

“Comme il s’agit de la première année de rapport, (les données) ne présentent pas une représentation complète de la discrimination dans le hockey”, indique le document. « Dans cet esprit, les données contenues dans ce rapport constituent une première étape cruciale dans les efforts continus de Hockey Canada pour mieux suivre, identifier et répondre aux mauvais traitements au hockey.

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L’organisation a ajouté «la capacité et la préparation» pour recueillir et communiquer des informations auprès de ses 10 membres provinciaux et de ses trois membres territoriaux variaient.

“L’éducation, la sensibilisation et la discussion sur les processus étaient nécessaires pour apporter des améliorations”, indique le rapport. “En conséquence, il y avait parfois des incohérences dans l’application des règles.

“Les apprentissages ont été collectés tout au long de ce processus et sont mis à profit pour les années à venir.”

Hockey Canada, qui s’est engagé à plus de transparence à la suite d’une série de scandales qui ont enragé le public et les politiciens, ramasse les morceaux après un printemps, un été et un automne épouvantables qui ont vu son financement fédéral et corporatif interrompu ou entièrement interrompu en raison de la le traitement des allégations d’agression sexuelle et les paiements aux victimes.

Il y a également eu une série de réunions désastreuses du comité du patrimoine sur la Colline du Parlement où les officiels passés et présents de Hockey Canada ont été interrogés par les législateurs examinant la question, ce qui a finalement conduit à la démission du conseil d’administration et au départ du président et chef de la direction Scott Smith en octobre. .

Pendant ce temps, l’ancien juge de la Cour suprême Thomas Cromwell a dirigé un examen indépendant de la gouvernance de Hockey Canada. Le rapport de 221 pages concluait que la fédération était à la « croisée des chemins » et appelait à plus de surveillance et de responsabilité.

Un vote sur un nouveau conseil d’administration et un nouveau président par les membres provinciaux et territoriaux de Hockey Canada est prévu pour le 17 décembre.

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Le rapport de vendredi sur la discrimination sur la glace a montré que sur les 512 sanctions prononcées par des officiels à travers le pays la saison dernière, 61% concernaient l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, suivies de la race (18%) et du handicap (11%).

Plus de la moitié de ces incidents – 55 % – sont survenus chez les moins de 18 ans, tandis que 76 % se sont produits au niveau de la compétition.

Les joueurs représentaient 96 % des pénalités imposées, tandis que les participants masculins représentaient 99 % des infractions.

En ce qui concerne les allégations qui n’ont pas été observées par un fonctionnaire et qui ont nécessité une enquête, 47 % des discriminations signalées étaient liées à la race, tandis que 40 % concernaient l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Le groupe des moins de 18 ans est à nouveau en tête avec 37 % des incidents, tandis que 21 % sont survenus chez les moins de 15 ans et 9 % chez les moins de 13 ans. Dans 22 % des cas, la répartition par âge n’était pas fournie.

Le hockey de compétition a fait l’objet de 70 % des allégations, les joueurs représentant 76 % du nombre total. Les participants masculins représentaient 67 % des allégations, tandis que le sexe n’était pas fourni ou disponible dans 31 % des rapports.

Les données de Hockey Canada ont montré que 37 % des allégations initialement non détectées par les officiels sur la glace ont finalement abouti à une décision « non fondée », 18 % à une suspension, 17 % à des avertissements écrits et 13 % à une éducation, tandis que 10 % se sont soldés par une sanctions multiples ou « autres ». Cinq pour cent restent sous enquête.

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Le taux combiné par habitant des incidents de discrimination sanctionnés et présumés s’élevait à 0,18% parmi les 519 755 joueurs inscrits en 2021-22.

L’organisation a déclaré qu’elle publierait un autre rapport sur la règle 11.4 après cette saison et vise à ce que tous les cas de maltraitance, d’abus et de harcèlement soient suivis et partagés en 2023-24.

« Hockey Canada et ses membres reconnaissent l’importance inhérente de la collecte de données », conclut le rapport. « Hockey Canada s’engage à continuer de rendre publics et accessibles les rapports nationaux sur la maltraitance chaque année dans le cadre de son cadre général de sécurité sportive.

Ce rapport de La Presse canadienne a été publié pour la première fois le 2 décembre 2022.

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