Home » Des Cowboys bien fringants | Le Journal de Montréal

Des Cowboys bien fringants | Le Journal de Montréal

by Les Actualites

Ils avaient promis une grande fête. Et c’est exactement ce qu’ils ont livré. Les Cowboys fringants ont fait honneur à leur nom jeudi soir en électrisant le Centre Bell à grands coups de succès endiablés et contagieux livrés à une foule complice.

Montréal avait visiblement hâte de retrouver ses Cowboys favoris. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Karl Tremblay, Marie-Annick Lépine, Jean-François Pauzé et Jérôme Dupras ont investi la scène du Centre Bell, le public leur ayant décerné un accueil bruyant n’ayant rien à envier à ceux habituellement réservés aux grandes rockstars de la planète.

Entonnant la très à propos Dans les affaires, le quatuor a immédiatement fait lever le niveau d’énergie – ou même d’hystérie – d’un bon cran, autant le parterre que les gradins sautillant à l’unisson au rythme des Au revoir Lou, La Reine ou encore La traversée.

L’ambiance a atteint son paroxysme en mi-parcours avec L’Amérique pleure, sacrée Chanson de l’année lors du gala de l’ADISQ de l’an dernier. Le Centre Bell entier s’est improvisé choriste le temps d’un moment de parfaite communion entre artistes et public.

Préconisant les guitares électriques tonitruantes et rythmes dansants plutôt que les ballades, les Cowboys fringants n’ont d’ailleurs pas ménagé leurs fans, bon nombre d’entre eux ayant passé leur soirée entière debout à se déhancher.

Dans un des rares segments plus calmes, le chanteur Karl Tremblay a livré avec émotion la magnifique Mon chum Rémi, devant des marches éclairées par les lumières des téléphones portables brandis, valsant dans une veillée solennelle.

Émile Bilodeau en préambule

Lire aussi  Hommages rendus au prolifique auteur-compositeur-interprète Michael Chapman, décédé à l'âge de 80 ans

La table avait également été particulièrement bien mise par un Émile Bilodeau bien en forme et en voix. Le moment fort de cette première partie ? Le titre Je me souviens, avec ses poignantes références à George Floyd et Joyce Echaquan, a visé dans le mille.

Il a beau n’avoir que 25 ans, l’auteur-compositeur-interprète est bel et bien prêt à faire vibrer en solo un amphithéâtre de cette envergure.

Il l’a prouvé hors de tout doute avec sa verve impressionnante et son énergie communicative.

On se doit également de mentionner que l’entrée dans l’amphithéâtre, en début de soirée, a été particulièrement fluide, le processus de vérification du passeport vaccinal étant désormais une mécanique bien huilée pour le Centre Bell.

… Et tombent les masques

Une fois dans les gradins, toutefois, les masques ne tardaient pas à glisser sous le menton – ou même disparaître complètement – les spectateurs faisant impunément fi des consignes de santé publique en vigueur… et ce même si un message enregistré les rappelait à l’ordre avant le début du spectacle.

Les Cowboys fringants remontent en selle vendredi soir, samedi, puis le 27 décembre, toujours au Centre Bell de Montréal.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.