Humour – Pure misère | Commentaires

L’humour prend de nombreuses formes – sombre, satirique, burlesque et sarcasme. Cependant, cinq garçons de Glasgow redéfinissent Humour comme nous le savons. La livraison unique du leader Andreas Christodoulidis ne correspond pas aux idées conventionnelles du chant, pour ainsi dire. Il s’agit plutôt d’une narration unique, tendue et angoissée. Leur premier EP, ‘Pure Misery’ n’est pas forcément ce que le titre suggère. C’est une série de contes comprenant certaines des banalités de la vie, comme obtenir un MOT. L’ouvreur ‘Yeah Mud’ a un sentiment de liberté enfantine entrelacé avec un degré de nihilisme. La juxtaposition est palpitante, car vous rebondissez avec l’enthousiasme contagieux de Christodoulidis.

Avec cet enthousiasme qui coule dans vos veines, l’humour vous mène alors sur un chemin inattendu. A travers une voix étranglée et frustrée vient le refrain ‘Je dois te dire quelque chose’. C’est comme si “Yeah Mud” était la chanson amusante et accrocheuse qui attirait l’attention, garantissant que le public du groupe est suffisamment accroché pour écouter le message le plus pressant véhiculé dans “Pure Misery”. Andreas continue sur un ton presque noyé, stupéfait mais déterminé, disant à ses auditeurs qu’il est “celui avec le groupe, mannn”, une tentative de trouver fierté et identité dans un monde saturé. C’est sans aucun doute un sentiment partagé par des centaines d’hommes de paille, mais c’est l’humour qui le met en avant, livré d’une manière qui enfonce un pieu dans le cœur, plantant une graine dans l’esprit de l’auditeur, enveloppé par cet oh- voix si mémorable.

Des tropes de banalité imprégnés de sens imprègnent le reste de l’EP, en particulier dans le cas de ‘Dogs’ et ‘Jeans’, tandis que ‘Alive And Well’ traite de cet éternel problème d’être un plaisir, mais malgré tous ses efforts, “tout le monde est énervé de moi… ” Enfin, ” Good Boys Remember Well ” est erratique dans son récit, sautant d’une pensée apparemment sans lien à la pensée, peut-être un reflet de l’incertitude de la jeunesse, ne sachant pas quel chemin essayer de prendre, encore moins quels chemins sont ouverts aux jeunes hommes de Glasgow qui essaient de faire quelque chose dans l’industrie de la musique. C’est une approche honnête, claire tout en étant obstruée, succincte tout en scattergun, et quelque chose à ce sujet fonctionne tout simplement. Un ensemble de récits convaincants, déroutants, relatables et quelque peu appropriés pour ces temps les plus incertains.

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7/10

Mots: Milo Wassermann

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