Jarvis Cocker – Chansons d’Ennui Tip-Top | Reviews

Quand j’ai entendu ça pour la première fois Jarvis Cocker sortait un album de reprises de chansons que mon oreille a capté. Étant fan de la tradition de la chanson depuis des années – des chansons axées sur les paroles, généralement en français – et sachant que Cocker a vécu à Paris, de temps en temps, depuis 2003, cela me semblait bien convenir. Ensuite, tenez compte du fait que « Aline » figure dans le nouveau film de Wes Anderson, The French Dispatch, et que Cocker et Anderson ont choisi les chansons ensemble, cela semblait être un match idéal. ‘Chansons d’Ennui Tip-Top’ (Tip-Top Boredom Songs).

‘Dans Ma Chambre’ donne le coup d’envoi de l’album en beauté. Enregistré à l’origine par Dalida mais rendu célèbre au Royaume-Uni par The Walker Brothers sur l’album ‘Portrait’ de 1966, il ne perd rien de son apparat cérémoniel. L’intro de la marche funèbre attire votre attention, puis la voix désolée et implorante de Cocker s’échappe des haut-parleurs. Suivent des chansons de Nino Ferrer & Radiah, Brigitte Bardot et Marie LaFôret. Puis le freakbeat/ye-ye rauque de ‘Les Gens Sont Fous, Les Temps Sont Flous’ explose des haut-parleurs. Jacques Dutronc a initialement interprété ‘Les Gens Sont Fous, Les Temps Sont Flous’ (traduit vaguement ‘Les gens sont fous, les temps sont flous’) lors de ses débuts sous-estimés en 1966. Si cet album avait été en anglais, il serait considéré comme l’un des plus grands albums de tous les temps. C’est la vie… La guitare qui craque sur la version de Cocker est encore plus sale que sur l’originale. Pour la première fois sur l’album, on a l’impression que Cocker adore interpréter cette chanson, et elle commence à devenir sa chanson, plutôt que celle de quelqu’un d’autre.

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Ce sont des moments comme celui-ci qui font vraiment de ‘Chansons d’Ennui Tip-Top’ un délice à écouter. Un autre moment marquant est lorsque Lætitia Sadier, de Stereolab, duo avec Cocker sur ‘Paroles, Paroles’. Cette version est remplie de toute la romance et de la nostalgie de l’original de Dalida et Alain Delon. La voix sensuelle de Sadier suinte des haut-parleurs, tandis que la voix chuchotée de Cocker ajoute une texture supplémentaire. Des reprises de classiques de Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, Claude Channes Chinoise et Max Berlin suivent toutes rapidement. Puis ‘Chansons d’Ennui Tip-Top’ se termine avec la chanson qui a lancé tout le projet ‘Aline’ de Christophe. En écoutant ‘Aline’, on a l’impression de garder le meilleur jusqu’à la fin, mais cela ne rend pas service aux 12 chansons précédentes. Chacun serait un bon morceau de clôture, mais il y a quelque chose à propos de garder ‘Aline’ pour la fin qui a du sens. Comme avec l’original, il est ampoulé, verbeux, étrangement émotionnel et extrêmement agréable.

Si c’est votre première expérience avec ces chansons et que vous les aimez, Cocker et Anderson vous ont donné un tremplin idéal pour plonger dans le terrier du lapin de tous les artistes. Si vous connaissez ces chansons, c’est une expérience enrichissante car vous avez quelque chose à quoi les comparer. Bien qu’ils ne correspondent jamais tout à fait à la majesté des originaux, peu de couvertures le font rarement, ils s’en rapprochent assez. Dans l’ensemble, ‘Chansons d’Ennui Tip-Top’ est un album assez amusant.

Les chansons sélectionnées par Cocker et Anderson sont remplies de tout le faste et la mélancolie qui m’ont fait tomber amoureux de Chanson en premier lieu. Les reprises françaises en anglais fonctionnent parfaitement bien, Scott Walker et Mick Harvey ont sorti des reprises exceptionnelles de Jacques Brel et Gainsbourg, il faut féliciter Cocker d’avoir abordé les chansons dans leur langue maternelle et de ne pas les avoir chantées en anglais. Même si je ne parle pas français aussi bien que je le souhaiterais, le français de Cocker est encore plus charmant parce qu’il a un petit côté Yorkshire. ‘Chansons d’Ennui Tip-Top’ est peut-être l’album le plus fort que Cocker ait sorti depuis ses débuts en 2006, mais c’est ce qui fait le sale sur ‘Beyond the Pale’ et ‘Further Complications’. C’est un album fait avec amour. Amour pour la culture de son pays d’adoption, mais surtout amour de la musique sous toutes ses formes et dans tous ses styles. Comme Cocker et Sadier chantent sur ‘Paroles, Paroles’ : « Des mots faciles, des mots fragiles, c’était trop beau.. »

8/10

Mots: Nick Roseblade

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