La cause du décès de Joyce Echaquan dévoilée

La cause de la mort de Joyce Echaquan a finalement été dévoilée jeudi, au neuvième jour d’audience de l’enquête publique visant à faire la lumière sur cette histoire. La mère de famille est décédée des suites d’un œdème pulmonaire provoqué par une insuffisance cardiaque.

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Lors de son autopsie, le cœur et les poumons de Joyce Echaquan étaient deux fois plus gros qu’à la normale. Le pathologiste Dr Richard Fraser a conclu à une cardiopathie rhumatismale chronique active, un diagnostic très rare selon le pathologiste qui a pratiqué plus de 3 000 autopsies.

En après-midi, Dr Alain Vadeboncœur a présenté son rapport à titre de témoin-expert mandaté par le bureau du coroner. Il a refait le fil des évènements.

Joyce Echaquan avait un cœur très malade depuis plusieurs années. En 2014, on lui avait diagnostiqué une maladie qui touche le muscle cardiaque.

Dr Vadeboncoeur a précisé que la patiente est entrée dans une phase critique de 10h10 à 11h45, le 28 septembre, et qu’elle aurait dû être une priorité à l’urgence. Le cœur de Joyce Echaquan a ralenti graduellement sans que le personnel ne remarque sa détérioration rapide et que sa condition s’aggrave.

Selon Dr Vadeboncoeur, lorsque la patiente est arrivée en salle de réanimation, il était trop tard. Son état était irréversible.

«[Sa maladie] l’exposait à être plus fragile. Donc, il y a un ensemble de circonstances qui ont fait en sorte qu’à un moment donné, elle tombe dans le coma, sa pression baisse et elle va faire un arrêt cardiaque. Et à l’autopsie, on va se rendre compte qu’elle avait beaucoup d’eau sur les poumons, quelque chose qui s’est probablement développé dans l’heure ou les deux dernières heures de sa vie. Son décès est dû à plusieurs circonstances, mais à sa condition de base aussi», a-t-il commenté.

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En début d’après-midi, un chimiste toxicologue judiciaire a également présenté les résultats des prélèvements sur la défunte.

Il a découvert huit substances dans son sang et a conclu qu’elle était fortement médicamentée, mais pas narcodépendante.

Deux témoins se parlent avant leur témoignage

Il y a eu un autre revirement de situation lors de cette journée, puisqu’on a appris que deux témoins de l’enquête se sont parlé au téléphone la veille de leur témoignage, alors qu’il est interdit de le faire.

L’infirmière en chef, qui gérait l’urgence du centre hospitalier de Lanaudière en septembre 2020 a parlé avec son assistante mardi soir, veille de leur passage devant les membres de l’enquête publique.

La femme a été questionnée à plusieurs reprises jeudi matin sur la conversation qu’elles ont eue.

Elle a avoué qu’elles avaient discuté de plusieurs éléments d’enquête, entre autres du rôle de la candidate à l’exercice de la profession (CEPI) qui n’aurait pas dû se retrouver à l’urgence et avec plusieurs patients instables à sa charge, dont Joyce Echaquan.

Elles ont aussi parlé de l’infirmière qui a insulté la patiente atikamekw.

Lorsqu’on leur a demandé s’ils étaient d’accord sur leur témoignage, l’infirmière en chef a répondu non.

La coroner Géhane Kamel a indiqué qu’elle ne pouvait plus dire ce qu’elle en pensait, mais cela serait indiqué dans son rapport.

«Les témoins ne sont pas supposés discuter entre eux de leur témoignage, de s’arranger ou convenir d’une ligne auparavant», a fait savoir l’avocat de la famille de la mère atikamekw, Me Patrick Martin-Ménard.

«Je ne sais pas quelle était l’information à l’origine de ça, ce qui a été fait ou non par rapport à ça, mais on aimerait avoir des réponses à ces questions», a-t-il indiqué.

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