La zone euro envisage un soutien énergétique temporaire et ciblé dans un contexte d’inflation élevée

Le ministre irlandais des Finances et président de l’Eurogroupe Paschal Donohoe et la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde assistent à la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, Belgique, le 11 juillet 2022.

Les ministres des Finances de la zone euro devraient s’engager lundi à ce que les boucliers financiers nationaux contre la flambée des coûts de l’énergie soient temporaires et ciblés, afin de ne pas déclencher une spirale prix-salaire qui stimulerait une inflation déjà record, ont déclaré des responsables.

Les ministres, réunis à Luxembourg pour des entretiens mensuels réguliers, devraient publier une déclaration sur leur réponse budgétaire à la crise du coût de la vie en cours, causée par l’effondrement des livraisons de gaz russe à l’Europe.

Les discussions sur la réponse budgétaire interviennent alors que l’Allemagne, la plus grande économie de la zone euro, a annoncé jeudi dernier qu’elle emprunterait sur le marché pour financer un programme de soutien de 200 milliards d’euros (195,32 milliards de dollars) aux entreprises et aux ménages touchés par les coûts de l’énergie.

La taille de la réponse allemande est un multiple des 67 milliards d’euros jusqu’ici annoncés par la France ou des 68 milliards d’euros prévus par l’Italie. C’est aussi bien plus que ce que les petits pays de la zone euro peuvent se permettre, ce qui inquiète la Commission européenne quant au maintien d’une concurrence loyale entre les entreprises de l’UE.

La taille de l’aide gouvernementale totale de la zone euro à l’économie, qui dépasse déjà un demi-billion d’euros, est également un casse-tête pour la Banque centrale européenne, qui a relevé les taux d’intérêt pour endiguer une inflation record qui a atteint 10 % en septembre.

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Le soutien, tout en atténuant la douleur immédiate d’une énergie plus chère, déforme également les signaux de prix du marché qui obligeraient normalement à réduire la consommation et va à l’encontre des efforts de la BCE pour réduire l’inflation, ont déclaré des responsables.

Ils signifient également de nouveaux emprunts publics importants, que tous les gouvernements de la zone euro ne peuvent pas facilement se permettre sans déclencher une éventuelle réaction des marchés. Les responsables ont déclaré que la forte chute de la livre en réponse aux grands plans d’emprunt de la Grande-Bretagne était un signe d’avertissement.

Pour maintenir une concurrence loyale et diminuer le risque de nervosité des marchés, certains responsables de la zone euro ont lancé l’idée d’un nouvel emprunt commun de l’UE pour financer une réponse commune au défi énergétique.

Pour surmonter le scepticisme des pays du nord de la zone euro, le plan pourrait être calqué sur le plan de soutien au chômage de la pandémie de COVID-19, qui a transmis aux gouvernements des liquidités empruntées conjointement sous forme de prêts bon marché plutôt que de subventions.

La Commission souligne également que les gouvernements de l’UE peuvent encore retirer 225 milliards d’euros de prêts bon marché inutilisés du fonds de relance post-pandémique de l’UE et les utiliser pour faire face à la crise énergétique.

(1 $ = 1,0240 euros)

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