Lettres : la reine Elizabeth a raté une occasion de faire avancer les revendications autochtones

La reine Elizabeth II a été inhumée. Je l’ai toujours admirée comme une personne intègre et d’une grande dignité. Aucun autre monarque ne peut revendiquer une carrière d’une telle longueur si exempt de scandale personnel ou politique.

Son poste de chef d’État a été un avantage majeur pour le Canada et d’autres pays du Commonwealth.

Je suis d’accord avec les déclarations de Pierre Poilievre lors des séances spéciales d’hommage à Parlement: « La monarchie permet à la démocratie de prospérer et crée un espace de débat politique… La séparation de l’autorité symbolique du pouvoir politique permet de contester la politique partisane sans menacer l’ordre constitutionnel.

Pourtant, malgré son pouvoir politique limité, je crois que la reine Elizabeth a raté une occasion d’utiliser sa considérable influence symbolique et morale pour faire avancer les revendications des peuples autochtones dans tout le Commonwealth face aux barrières juridiques constantes érigées par les gouvernements locaux.

Ce blâme doit être partagé par les monarques précédents remontant à George III qui a signé la Proclamation royale de 1763 “qui reconnaissait les Premières Nations comme les propriétaires légaux de la terre et que toutes les terres seraient considérées comme autochtones jusqu’à ce qu’elles soient cédées par traité”, comme souligne à juste titre le chroniqueur Doug Cuthand (17 septembre).

Le roi Charles III a maintenant la possibilité, et le devoir moral, d’user de son influence pour amener les gouvernements du Commonwealth, y compris celui du Canada, à rectifier la litanie d’injustices que les peuples autochtones des anciennes colonies britanniques ont endurées depuis lors.

Roger Schmitz

Saskatoon

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