L’exaspération se fait ressentir aux centres de dépistage

L’exaspération était à son comble dimanche chez de nombreuses personnes qui attendaient devant les centres de dépistage de la COVID-19 du Québec.

«Ils disent de rester chez vous. Qu’est-ce qu’on fait icitte sur le bord de trottoir? À un moment donné… On est en 2022 et ça frise le ridicule», a lancé un homme rencontré par TVA Nouvelles.

Ce travailleur en construction attendait depuis plus de deux heures devant la clinique de dépistage Chauveau, dans l’est de Montréal, alors qu’il disait faire de la fièvre.

«Il ne fait pas trop trop chaud. Quand t’es malade, que tu fais de la fièvre, que t’as des symptômes et pas d’énergie, t’as pas d’énergie d’attendre trois ou quatre heures pour savoir si t’es malade (…) Le stade olympique, M. Legault, ça vous tente pas? On ne gèlerait pas… Un p’tit bouillon de poulet pour le monde… On paie assez de taxes. C’est ça, savoir vivre», a-t-il continué très émotif.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

L’homme, qui doit obtenir un résultat de test PCR pour son employeur, a aussi dénoncé le fait que des centaines de milliers de travailleurs vont se retrouver dès lundi alors que les rassemblements familiaux en petits groupes sont interdits.

«On va avoir 300 000 personnes qui vont rentrer demain… T’es pas capable de voir ta famille, mais le monde va rentrer travailler (…) À un moment donné ça n’arrêtera plus cette affaire-là. On devient tous tannés. Il devrait fermer, même la construction, pendant une semaine ou deux. Au point où on est rendu, on ne fera pas faillite.»

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Relais dans les files d’attente

Alors que le froid et la neige ont refait leur apparition dimanche matin, plusieurs ont opté pour une sorte de relais dans les files d’attente.

«Ma mère est positive. On a des symptômes. Là mon père attend dans l’auto, puis on interchange», a expliqué une jeune fille.

Un autre homme a raconté qu’il attendait en ligne, pendant que sa conjointe et ses enfants, qui doivent aussi se faire tester, patientaient dans la voiture familiale.

Le cabinet du ministre de la Santé a indiqué être «conscient» des difficultés de dépistage. Il a été précisé que de nombreuses ressources sont déployées pour faciliter l’administration de la dose de rappel du vaccin contre la COVID-19 au plus grand nombre.

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