Un argument boboche contre le cégep français

Je devine qu’il peut théoriquement y avoir de bons arguments à opposer à l’application de la loi 101 au cégep, même si je ne les ai jamais rencontrés.

Mais chose certaine, il y en a de très mauvais. Et le plus mauvais, le plus boboche, c’est qu’une jeune personne, rendue à l’âge adulte, devrait pouvoir étudier dans la langue de son choix dans des institutions financées par les fonds publics.

Apparemment, à 18 ans, on devrait pouvoir vivre sans « contraintes ».

Adulte ?

Mais les adultes connaissent des tonnes de contraintes. Ils respectent le code routier, paient leurs impôts, se soumettent aux lois. Cela ne les rend pas moins adultes ni libres pour autant.

J’ajoute que lors de la mise en place de la loi 101 en 1977, ses opposants soutenaient que les parents étaient en droit de choisir la langue d’éducation de leurs enfants. On nous ressert la même soupe aujourd’hui.

La fonction des cégeps anglophones, au Québec, n’est pas d’offrir un système d’enseignement bilingue à tous les Québécois, mais de garantir les droits et privilèges historiques de la minorité anglaise.

Ils sont instrumentalisés aujourd’hui et servent à l’anglicisation des allophones et d’un nombre croissant de francophones. Car on ne va pas au cégep anglais pour apprendre l’anglais, mais pour changer de référence linguistique. D’ailleurs, qui fait son cégep en anglais a de grandes chances de travailler et de vivre en anglais.

Extrémiste

Partout ailleurs dans le monde, le système d’éducation d’un pays fonctionne dans la langue nationale. On ne finance pas un système d’éducation parallèle dans une autre langue ! Au Québec, on se permet pourtant une telle excentricité, ou plus exactement, une telle aberration, si on tient compte de notre situation linguistique en Amérique du Nord.

Nous finançons notre anglicisation à même nos fonds publics. Ça, ce n’est pas raisonnable. Ça, c’est extrémiste.

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