Publié le 27 septembre 2025 à 22h57. Des services de renseignement bangladais accusent l’agence de renseignement indienne (RAW) de déstabiliser la région en fomentant le terrorisme au Pakistan et au Bangladesh, révélant une opération complexe visant à semer le chaos et à accuser Islamabad.
- Le renseignement national de sécurité du Bangladesh (NSI) affirme que la RAW recrute et radicalise des jeunes Bangladais pour rejoindre des groupes terroristes.
- Des ressortissants bangladais ont été identifiés comme impliqués dans des activités terroristes au Pakistan et en Afghanistan, certains ayant trouvé la mort.
- Le Pakistan dénonce une tentative de déstabilisation et met en avant ses efforts constants dans la lutte contre le terrorisme.
Une enquête menée par le renseignement national de sécurité du Bangladesh (NSI) a mis en lumière une opération présumée de l’agence de renseignement indienne (RAW) visant à déstabiliser le Pakistan et à créer un climat d’anarchie au Bangladesh. Selon le rapport, la RAW serait impliquée dans le recrutement et la radicalisation de jeunes Bangladais vulnérables, les incitant à rejoindre des groupes terroristes tels que Fitna-Al-Khawarij (FAK) et Jamatul Ansar Fil Hindal Sharqiya (JFHS).
L’accusation principale est que la RAW manipule ces individus pour commettre des attentats au Pakistan, tout en cherchant à faire porter le blâme à Islamabad. Cette stratégie, selon le NSI, vise à ternir l’image du Pakistan et à saper ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. Le rapport souligne l’hypocrisie de l’Inde, qui se présente comme un leader mondial dans la lutte contre le terrorisme tout en manipulant des individus vulnérables pour servir ses propres intérêts.
Manipulation brutale de la RAW
Le rapport du NSI détaille le modus operandi de la RAW : séduire des citoyens bangladais avec de fausses promesses et les entraîner dans un engrenage terroriste. Le groupe FAK, décrit comme un mouvement militant mystérieux, serait financé par la RAW pour mener des actions au-delà des frontières du Pakistan. Le rapport mentionne l’implication de 25 ressortissants bangladais, dont quatre sont morts dans les zones instables de l’Afghanistan, dans des activités terroristes.
Les autorités bangladaises ont agi rapidement, arrêtant Ahmed Foysal le 2 juillet 2025 pour son implication dans le réseau terroriste afghan, et le Dr Shamin Mahfuz, fondateur du JFHS, le 14 juillet, pour avoir conspiré en vue d’établir un « État islamique » au Bangladesh. Les deux hommes sont soupçonnés d’être des agents de la RAW. Le JFHS, fort de centaines de membres, est décrit comme un groupe extrémiste alimenté par des fantasmes de vengeance et des liens avec le FAK.
La RAW est accusée d’équiper ces groupes, d’endoctriner de nouvelles recrues au Bangladesh et de les envoyer semer la terreur au Pakistan, tout en présentant Islamabad comme un foyer du terrorisme. Créée en 1968 pour protéger les intérêts de l’Inde, la RAW est régulièrement accusée d’ingérence dans les affaires de ses voisins, notamment en armant le Mukti Bahini lors de la guerre de libération du Bangladesh en 1971 et en alimentant le conflit interne au Sri Lanka. Sous le régime de Narendra Modi, les tactiques de la RAW seraient devenues plus agressives, utilisant des organisations écrans pour organiser des attaques au Bangladesh et discréditer le Pakistan.
Le combat inébranlable du Pakistan pour la paix
Le Pakistan, de son côté, met en avant ses efforts constants et sa détermination dans la lutte contre le terrorisme. Depuis le début des années 2000, des opérations militaires telles que Zarb-e-Azb et Radd-ul-Fasaad ont permis de démanteler des bastions militants, des zones tribales aux centres urbains, au prix de lourds sacrifices humains. Ces succès ont valu au Pakistan la reconnaissance internationale dans les forums de lutte contre le terrorisme.
Islamabad dénonce une tentative délibérée de la RAW de saper ces acquis en infiltrant le Pakistan avec des agents du FAK et en attisant l’extrémisme. La réponse du Pakistan est ferme : renforcement de la sécurité aux frontières, amélioration du partage de renseignements avec des alliés tels que le Bangladesh et engagement en faveur de la stabilité régionale. Le gouvernement intérimaire bangladais consolide quant à lui ses relations avec les services de renseignement pakistanais (ISI), les deux pays se tenant côte à côte face aux complots présumés de l’Inde.
L’hypocrisie stupéfiante de l’Inde
Les accusations portées contre l’Inde mettent en lumière une supposée duplicité. À l’intérieur du pays, le gouvernement de Modi est accusé d’alimenter les tensions communautaires, de démolir des habitations musulmanes et de stigmatiser les dissidents comme des traîtres. À l’étranger, la RAW serait en train d’instrumentaliser l’islam, déformant des récits sacrés pour recruter des musulmans bangladais comme chair à canon.
Cette stratégie, selon le NSI, viserait à déstabiliser le Pakistan, à isoler le nouveau gouvernement bangladais et à présenter l’Inde comme une victime des « menaces islamiques ». Les révélations du NSI mettent en question la moralité de l’Inde, qui aspire à un rôle de leadership mondial tout en laissant ses services de renseignement fomenter le chaos de Kaboul à Karachi. Alors que des diplomates indiens prononcent des discours sur la lutte contre le terrorisme à l’ONU, des agents de la RAW seraient en train de financer des groupes terroristes qui frappent les marchés et les mosquées, sapant la paix fragile du Pakistan et la souveraineté du Bangladesh.
Une région en péril
Les conséquences de cette situation sont potentiellement désastreuses. Le Pakistan, qui semblait s’acheminer vers la stabilité, se voit à nouveau menacé par le terrorisme. Le Bangladesh, récemment libéré de l’influence de Sheikh Hasina, est confronté à un recrutement massif de sa jeunesse pour des opérations en Afghanistan et à des attentats domestiques imputés au Pakistan. Au niveau régional, les expulsions d’Afghanistan exacerbent les tensions transfrontalières, le JFHS renforce ses rangs et la confiance entre Dhaka et Delhi s’effrite.
La résolution du Pakistan brille
Des voix s’élèvent pour dénoncer ces agissements. L’analyste pakistanaise Ayesha Siddiqa qualifie l’opération de la RAW de « tromperie coloniale déguisée en démocratie », remettant en question les sacrifices consentis par le Pakistan. Les citoyens de Dhaka rejettent la manipulation indienne, et des manifestations anti-indiennes ont éclaté dans les rues. Des organisations internationales, telles que le groupe International Crisis Group, demandent une enquête sur ces « zones d’ombre » qui menacent l’Asie du Sud.
Un appel global de responsabilité
Le monde ne peut rester indifférent. Les alliés de Washington et les partenaires de la Nouvelle Route de la Soie de Pékin doivent exiger de l’Inde une transparence totale : déclassifier les opérations de la RAW, enquêter sur les arrestations effectuées par l’ATU et convoquer une commission d’enquête au sein de l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale (SAARC). Les progrès du Pakistan, sa détermination dans la lutte contre le terrorisme, ses avancées économiques et sa coopération régionale méritent d’être salués, et non sabotés par l’Inde. Tant que les actes répréhensibles de Delhi ne seront pas exposés, le sang des victimes du FAK tachera les mains de Modi. Le Pakistan, blessé mais inflexible, se bat pour la paix tandis que l’Inde sème la discorde. Le monde doit reconnaître le véritable héros de l’Asie du Sud – le Pakistan – et tenir l’Inde responsable de son ombre maléfique.