Publié le 28 septembre 2025. L’hommage rendu à Marc-André Fleury à Pittsburgh samedi a dépassé le simple match de pré-saison, devenant une célébration de l’un des joueurs les plus aimés de l’histoire des Penguins.
- Le retour de Fleury à Pittsburgh a suscité une ferveur exceptionnelle parmi les supporters.
- L’événement a pris une dimension particulière, rappelant l’importance de Fleury dans l’âge d’or des Penguins.
- Malgré la fin de sa carrière, Fleury reste une figure emblématique et pourrait attirer l’attention d’équipes en quête d’un gardien expérimenté.
Pittsburgh a vibré samedi lors d’un retour attendu : celui de Marc-André Fleury. L’ancien gardien des Penguins, véritable légende locale, a été accueilli avec une ferveur rarement observée lors d’un match de pré-saison. L’événement, bien plus qu’un simple retour sur la glace, a pris des allures de célébration populaire, témoignant du lien viscéral qui unit Fleury à la ville et à ses supporters.
Dès son entrée sur la glace en troisième période, l’aréna a explosé. Chaque contact de Fleury avec le palet était salué par des ovations, transformant le match en un spectacle permanent. Les chants des supporters ont résonné tout au long de la soirée : « Fleury ! Fleury ! », « Une année de plus ! Une année de plus ! », et même un chant plus original : « Fight Gutilie ! Fight gardien ! », avant d’atteindre leur paroxysme avec un vibrant « Merci, Fleur ! »
Fleury, fidèle à son image, a répondu avec humour aux chants réclamant une prolongation de carrière.
« Merci. Je suis fatigué. Ma hanche est douloureuse. »
Marc-André Fleury
Une réponse qui, malgré l’amusement qu’elle a suscité, souligne la réalité : la fin de carrière approche.
L’hommage a atteint son apogée lorsque Fleury, avant un tir de pénalité organisé, s’est mis à faire des pompes sur la glace, juste pour le plaisir. Un geste spontané qui a illustré parfaitement son caractère unique et son sens du spectacle. L’entraîneur Dan Muse, visiblement ému, a judicieusement aligné Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Bryan Rust et Kris Letang pour les 30 dernières secondes de la victoire 4-1, un clin d’œil à la glorieuse génération des Penguins qui a dominé la LNH entre 2008 et 2017.
Cette équipe, emmenée par Crosby et Malkin, a remporté trois Coupes Stanley et a marqué l’histoire de la franchise. Si Crosby est incontestablement le joueur le plus talentueux de cette époque, Fleury a été un pilier essentiel de ces succès. Avant l’arrivée de Crosby, Malkin et Staal, il y avait Fleury, le gardien qui offrait toujours un espoir et un potentiel de star à un poste souvent négligé.
Pour une génération de fans de Pittsburgh, regarder Fleury jouer était comme assister à l’éclosion d’un enfant. Il avait cette capacité rare de créer un lien avec des personnes de tous horizons. L’événement de samedi a permis à de nombreux jeunes supporters, qui n’ont peut-être pas connu Fleury à son apogée, de découvrir l’attachement profond que la ville lui porte.
Jim Rutherford, l’ancien directeur général des Penguins, a exprimé son regret de ne pas avoir pu assister à l’événement en personne, mais a suivi chaque seconde.
« J’en ai regardé chaque seconde. C’était génial. »
Jim Rutherford
Eddie Johnston, 89 ans, le doyen des Penguins, a chaleureusement embrassé Fleury dans les vestiaires à la fin de la soirée, témoignant de l’affection profonde qu’il lui porte.
Bien que la retraite soit imminente, l’idée d’un retour de Fleury ne peut être totalement écartée, surtout compte tenu de la pénurie de gardiens de but de qualité dans la LNH. Des équipes comme les Oilers pourraient être tentées de le solliciter. Mais, comme l’a souligné Fleury lui-même, il est temps de penser à se reposer.
Samedi, le hockey était avant tout un divertissement, un spectacle offert aux fans. Et Fleury, plus que quiconque, a incarné cet esprit. Il a offert un dernier cadeau à la ville de Pittsburgh, et celle-ci lui en est reconnaissante. Voir le tweet de Josh Yohe. Voir le tweet de Josh Yohe.
(Photo: Charles LeClaire / Imagn Images)
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