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Shabana Mahmood appelle Nigel Farage «  Pire que la «politique de chiens de chien» raciste »| Shabana Mahmood

Publié le 29 septembre 2025 à 20h00. La secrétaire d'État à l'Intérieur, Shabana Mahmood, a dénoncé ce dimanche les propos de Nigel Farage, les qualifiant de « plus dangereux que racistes », après avoir révélé avoir subi des…

Shabana Mahmood appelle Nigel Farage «  Pire que la «politique de chiens de chien» raciste »| Shabana Mahmood

Publié le 29 septembre 2025 à 20h00. La secrétaire d’État à l’Intérieur, Shabana Mahmood, a dénoncé ce dimanche les propos de Nigel Farage, les qualifiant de « plus dangereux que racistes », après avoir révélé avoir subi des insultes raciales visant sa famille à Birmingham ces dernières semaines.

  • Shabana Mahmood accuse Nigel Farage d’attiser les préjugés racistes à travers ses politiques migratoires.
  • Elle révèle avoir été victime d’insultes raciales avec des membres de sa famille.
  • Le gouvernement britannique examine de nouvelles restrictions concernant les visas délivrés entre 2021 et 2024.

Dans le cadre de la conférence du Parti travailliste, Shabana Mahmood a vivement critiqué le chef du parti Reform UK, Nigel Farage, estimant que ses déclarations et propositions politiques constituent un appel déguisé aux préjugés racistes. Elle a notamment dénoncé la remise en question du statut d’immigration de personnes établies de longue date au Royaume-Uni.

« Je pense que Nigel Farage joue un jeu qu’il maîtrise parfaitement : il formule des propos qui, techniquement, ne sont pas racistes, mais qu’il sait pertinemment résonner auprès des individus les plus racistes du pays », a déclaré Mahmood lors d’une réunion à Liverpool lundi soir, reprenant les propos rapportés par The Guardian. Elle a ajouté : « Il peut ainsi toujours invoquer un déni plausible, mais il sait qu’il envoie un signal clair à tous ceux qui souhaitent remettre en question le droit à l’existence de ceux qui ont fait de ce pays leur foyer. »

Mahmood a insisté sur le caractère insidieux de cette rhétorique, la qualifiant de « pire que raciste ». Elle a expliqué que si le racisme était clairement identifiable, il serait plus facile à combattre. Elle a également fait part de son expérience personnelle, révélant que des membres de sa famille avaient été victimes d’insultes raciales à Birmingham au cours des deux dernières semaines.

« On a traité ma famille de ‘sales Pakis’ à Birmingham, dans des endroits que nous fréquentons régulièrement. Je ne peux pas vous dire à quel point cela m’a causé des nuits blanches. »

Shabana Mahmood, secrétaire d’État à l’Intérieur

La secrétaire d’État a également dénoncé la montée de l’extrême droite, citant la marche organisée à Londres le 13 septembre par Tommy Robinson, qu’elle a qualifiée de rassemblement d’« héritiers des skinheads ». Elle a souligné que cette manifestation visait à exclure les musulmans et les minorités ethniques de la définition de l’identité britannique. Selon la police métropolitaine, entre 110 000 et 150 000 personnes ont participé à cet événement.

Par ailleurs, le gouvernement britannique examine de nouvelles restrictions concernant les visas délivrés entre 2021 et 2024, une période connue sous le nom de « Boriswave », en raison d’une augmentation significative du nombre de visas accordés. Des sources au sein du ministère de l’Intérieur ont indiqué que ces mesures visent à répondre aux préoccupations concernant la régularisation de plus d’un million de personnes.

Shabana Mahmood a conclu en appelant à un patriotisme inclusif, s’opposant à l’« ethno-nationalisme » qui exclut certaines communautés. Elle a mis en garde contre le risque que les électeurs de la classe ouvrière se détournent du Parti travailliste et se tournent vers les « fausses promesses » de Nigel Farage si le gouvernement ne parvient pas à résoudre les problèmes liés à l’immigration.

Elle a affirmé que le Parti travailliste était prêt à prendre des mesures difficiles pour contrôler les frontières, même si cela impliquait de remettre en question des hypothèses juridiques établies depuis des décennies. « Nous devons reprendre le contrôle de nos frontières et décider qui entre et qui doit partir, afin de pouvoir être le pays ouvert, tolérant et généreux que nous aspirons tous à être », a-t-elle déclaré.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.