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Equateur | Chômage national | Pourquoi la protestation indigène grimpe contre l’élimination de la subvention diesel décrétée par Daniel Noboa | Imbabura | Efrain Fuerez | Tlcnota | MONDE

Publié le 2025-10-02 00:32:00. La libération de seize militaires détenus par des manifestants en Équateur marque un premier pas vers la désescalade, mais les tensions persistent au milieu d'une grève nationale déclenchée par la hausse du prix du…

Equateur | Chômage national | Pourquoi la protestation indigène grimpe contre l’élimination de la subvention diesel décrétée par Daniel Noboa | Imbabura | Efrain Fuerez | Tlcnota | MONDE

Publié le 2025-10-02 00:32:00. La libération de seize militaires détenus par des manifestants en Équateur marque un premier pas vers la désescalade, mais les tensions persistent au milieu d’une grève nationale déclenchée par la hausse du prix du diesel et alimentée par des accusations de répression violente.

  • Les 16 militaires retenus dans la province d’Imbabura ont été relâchés.
  • La mort d’un manifestant, Efrain Fuerez, lors d’affrontements avec les forces de l’ordre a exacerbé les tensions.
  • Le gouvernement de Daniel Noboa maintient sa position sur l’augmentation du prix du diesel et accuse des groupes criminels de s’infiltrer dans les manifestations.

Après plusieurs jours de tensions vives, une première résolution positive est intervenue mercredi avec la libération des 16 militaires détenus par des manifestants dans la province d’Imbabura, a annoncé le ministre de la Défense, Gian Carlo Loffredo. Cette libération intervient dans un contexte de grève nationale et de blocages routiers organisés par la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (Conaie) en protestation contre la politique économique du gouvernement.

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont atteint un point critique dimanche, avec le décès d’Efrain Fuerez, 46 ans, lors d’une confrontation dans la province d’Imbabura. Selon la Conaie et des organisations de défense des droits de l’homme, M. Fuerez a succombé à des blessures par balle qui auraient été infligées par des membres des forces armées. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent également un autre manifestant agressé par des militaires alors qu’il tentait de porter secours à M. Fuerez, suscitant une vague d’indignation dans le pays.

Le bureau du procureur a ouvert une enquête pour « utilisation illégitime de la force », tandis que la Conaie dénonce un « crime d’État » commis sur ordre de Daniel Noboa. Le président équatorien, pour sa part, a réaffirmé sa détermination à ne pas revenir sur la décision d’éliminer les subventions sur le diesel, qui a entraîné une augmentation du prix du carburant de 1,80 $ à 2,80 $ le gallon (environ 0,76 $ par litre). Il accuse également les manifestants d’être infiltrés par des groupes criminels, notamment le groupe vénézuélien Train Aragua, sans pour autant fournir de preuves à l’appui de ses affirmations.

Au mercredi 30 septembre, le centre d’opérations d’urgence ECU 911 a recensé 15 blocages routiers dans les provinces d’Imbabura, Pichincha, Bolívar, Sucumbíos, Cotopaxi, Cañar et Chimborazo. La situation reste donc tendue à travers le pays.

Selon Mauricio Alarcón-Salvador, activiste et défenseur des droits de l’homme, le dialogue entre le gouvernement et les manifestants est actuellement bloqué.

« Il y a une obstination des deux côtés à s’asseoir pour discuter. Du côté du gouvernement, c’est un peu incompréhensible, tandis que les manifestants ont un peu plus de poids dans le sens où nous avons dû déplorer il y a quelques jours la mort, suite à l’assassinat par les forces publiques, d’une personne qui manifestait sur l’une des routes de la province d’Imbabura. »

Mauricio Alarcón-Salvador, activiste et défenseur des droits de l’homme

Il souligne que la situation est en constante dégradation.

« Compte tenu de ce qui s’est passé ces dernières heures, avec même des blocages aux accès de la capitale, j’ose dire qu’il y a une escalade progressive de la démonstration. »

Mauricio Alarcón-Salvador, activiste et défenseur des droits de l’homme

L’analyste politique Julio Echeverría estime que le conflit s’est étendu au point de générer des perturbations économiques locales et une tension sociale croissante. Il souligne également que l’ajout de nouvelles revendications, comme la demande d’un procès politique contre les ministres de l’Intérieur John Reimberg et de la Défense Gian Carlo Loffredo, ne fait qu’aggraver la situation.

Le président Noboa a également annoncé son intention de lancer un référendum le 16 novembre pour réformer la Constitution de 2008, adoptée sous le gouvernement de Rafael Correa. Selon M. Echeverría, cette initiative pourrait servir de « soupape » politique pour désamorcer la crise actuelle, mais il met en garde contre le risque d’une nouvelle polarisation et d’un blocage politique si un consensus n’est pas trouvé.

« L’élimination du diesel sbsidio est un chapitre extrêmement compliqué pour tout gouvernement en Équateur. C’est un élément assez sensible car de nombreuses économies vivent encore des avantages que cette subvention peut leur offrir. Pas seulement les économies paysannes. »

Julio Echeverría, analyste politique

Le président de la Confédération des nationalités autochtones de l'Équateur (Conaie), Marlon Vargas, parle lors d'une conférence de presse à Quito le 29 septembre 2025. (Photo de Rodrigo Buendia / AFP).

Le président de la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (Conaie), Marlon Vargas, parle lors d’une conférence de presse à Quito le 29 septembre 2025. (Photo de Rodrigo Buendia / AFP).

/ / Rodrigo Buendia

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.