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Le Hamas dit qu’il accepte de libérer des otages israéliens mais cherche des modifications à US Gaza Peace Plan

Le Hamas a répondu favorablement, mais avec des réserves, à la proposition de cessez-le-feu présentée par les États-Unis, ouvrant la voie à de nouvelles négociations sur des points cruciaux concernant l'avenir de la bande de Gaza et les…

Le Hamas dit qu’il accepte de libérer des otages israéliens mais cherche des modifications à US Gaza Peace Plan

Le Hamas a répondu favorablement, mais avec des réserves, à la proposition de cessez-le-feu présentée par les États-Unis, ouvrant la voie à de nouvelles négociations sur des points cruciaux concernant l’avenir de la bande de Gaza et les droits des Palestiniens. Cette réponse intervient alors que le président américain Donald Trump a fixé un ultimatum au mouvement palestinien, menaçant de conséquences sévères en cas de refus.

Dans un communiqué publié vendredi, le Hamas a déclaré accepter la libération de tous les prisonniers israéliens, vivants ou décédés, selon les termes de l’échange initialement proposés. Cette acceptation est toutefois conditionnée au respect des conditions sur le terrain pour permettre la mise en œuvre de ces échanges.

Le Hamas insiste également sur la nécessité de poursuivre les discussions concernant l’avenir de Gaza et les droits du peuple palestinien, soulignant que ces questions restent en suspens. Le mouvement réaffirme son accord pour confier l’administration de la bande de Gaza à un gouvernement palestinien indépendant, composé de technocrates, avec le soutien des pays arabes et islamiques.

Cette réponse fait suite à un avertissement ferme de Donald Trump, qui avait donné au Hamas jusqu’à 18h00 heure de Washington (22h00 heure GMT) dimanche pour accepter son plan de paix. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, le président américain avait menacé de déclencher « l’enfer » contre le Hamas si l’accord n’était pas conclu, tout en affirmant qu’une paix au Moyen-Orient serait atteinte d’une manière ou d’une autre.

Le plan de paix américain prévoit une fin immédiate des combats et la libération, dans les 72 heures suivant l’accord, de 20 otages israéliens encore en vie détenus par le Hamas, ainsi que des dépouilles des otages déclarés décédés, en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens.

La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné les conséquences graves qui attendraient le Hamas en cas de rejet de l’offre. « Le monde entier doit entendre le président des États-Unis haut et fort », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse vendredi. « Le Hamas a l’occasion d’accepter ce plan et d’aller de l’avant de manière paisible et prospère dans la région. S’ils ne le font pas, les conséquences seront malheureusement très tragiques. »

Le plan, élaboré en concertation avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, exclut toute participation du Hamas à la gouvernance de Gaza et laisse entrevoir la possibilité d’un futur État palestinien. Cependant, Netanyahu a réaffirmé son opposition à la création d’un tel État, malgré les termes du plan.

Le plan prévoit également l’envoi immédiat d’une aide humanitaire massive à la bande de Gaza et la mise en place d’un comité palestinien technocratique et apolitique pour assurer la gouvernance temporaire du territoire, sous la supervision d’un nouvel organisme international, le « Board of Peace », dont la direction serait assurée par Donald Trump.

Plusieurs dirigeants européens et du Moyen-Orient ont salué la proposition américaine. L’Autorité palestinienne, qui administre des parties de la Cisjordanie occupée, a qualifié les efforts du président américain de « sincères et déterminés ». Le Pakistan a initialement exprimé son soutien, mais a ensuite nuancé sa position, estimant que les points annoncés divergeaient d’un projet présenté par un groupe de pays à majorité musulmane.

Donald Trump a averti qu’Israël serait contraint de « terminer le travail » et de détruire la menace que représente le Hamas si l’accord n’était pas conclu. Benjamin Netanyahu a également déclaré qu’Israël « terminerait le travail » en cas de rejet ou de non-respect de l’accord par le Hamas.

L’offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza a été lancée en réponse à l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts et 251 otages. Depuis lors, au moins 66 288 personnes ont été tuées dans les attaques israéliennes à Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire. Au cours des dernières 24 heures, 63 personnes ont péri dans les opérations militaires israéliennes.

La pression pour parvenir à un cessez-le-feu s’intensifie alors qu’Israël poursuit son offensive dans la ville de Gaza, où les forces israéliennes « resserrent l’étau », selon le ministre israélien de la Défense. L’objectif déclaré de cette offensive est de garantir la libération des otages restants.

Des centaines de milliers de résidents de la ville de Gaza ont été contraints de fuir vers une « zone humanitaire » désignée dans la région d’Al-Mawasi, mais des centaines de milliers d’autres seraient restés sur place. Le ministre israélien de la Défense a averti que ceux qui resteraient seraient considérés comme des « terroristes et partisans de la terreur ».

James Elder, porte-parole de l’UNICEF, a dénoncé l’idée d’une zone sûre dans le sud de Gaza, la qualifiant de « farfelue ». « Les bombes tombent du ciel avec une prévisibilité effrayante. Les écoles, qui ont été désignées comme abris temporaires, sont régulièrement réduites en décombres », a-t-il déclaré.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.