Home AffairesLes prix de l’immobilier au Royaume-Uni sont en retard sur l’IPC

Les prix de l’immobilier au Royaume-Uni sont en retard sur l’IPC

by Amélie Bernard

Le marché immobilier britannique montre des signes de faiblesse, avec une légère baisse des prix en septembre, tandis que la livre sterling subit une pression croissante face au dollar. Ces évolutions pourraient inciter la Banque d’Angleterre à maintenir sa politique monétaire actuelle.

Selon les données publiées par Halifax, les prix des logements ont reculé de 0,3 % le mois dernier, après une augmentation similaire en août. Depuis le début de l’année, la progression des prix immobiliers se limite à 0,3 %, et le taux de croissance annuel a ralenti pour atteindre 1,3 %. Ce ralentissement contraste fortement avec l’inflation générale, qui s’élève à 2,7 % depuis le début de l’année et à 3,8 % sur un an.

L’état du marché immobilier, souvent considéré comme un indicateur de la confiance des consommateurs, offre à la Banque d’Angleterre une marge de manœuvre pour poursuivre sa politique d’assouplissement monétaire, l’économie britannique ne montrant pas de signes de surchauffe à ce stade.

Cette situation a eu des répercussions sur le taux de change de la livre sterling, qui s’est affaiblie en début de journée face au dollar et a partiellement effacé les gains enregistrés lundi face à l’euro. La politique budgétaire joue un rôle de plus en plus important dans les fluctuations des marchés des changes.

Le Royaume-Uni est confronté à ses propres défis budgétaires, qui freinent l’investissement, mais ces difficultés restent, pour l’instant, moins prononcées qu’aux États-Unis ou dans la zone euro. Le taux de change actuel s’établit à 1,3440, se situant dans la fourchette observée depuis mai. Cependant, la tendance haussière observée en juillet semble s’inverser progressivement.

Les analystes de FxPro estiment que le marché est actuellement en phase de consolidation, dans l’attente d’un nouveau catalyseur. Dans ce contexte, un retournement à la baisse est légèrement plus probable. Une correction significative pourrait ramener le taux de change vers la zone de 1,32, où convergent 61,8 % du gain enregistré depuis le début de l’année et la moyenne mobile sur 200 jours. Dans un scénario plus pessimiste, avec une forte appréciation du dollar, le taux pourrait même atteindre 1,27 d’ici la fin de l’année, et 1,20 à mi-2026.

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