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Cricket World Rewind : #OnThisDay – Contre toute attente, les « tigres acculés » d’Imran remportent la Coupe du monde 1992

Le Pakistan a réalisé un improbable parcours lors de la Coupe du monde de cricket de 1992 en Australie, passant de l'échec quasi-certain à la victoire finale face à l'Angleterre. Un retournement de situation spectaculaire, marqué par des…

Cricket World Rewind : #OnThisDay – Contre toute attente, les « tigres acculés » d’Imran remportent la Coupe du monde 1992

Le Pakistan a réalisé un improbable parcours lors de la Coupe du monde de cricket de 1992 en Australie, passant de l’échec quasi-certain à la victoire finale face à l’Angleterre. Un retournement de situation spectaculaire, marqué par des performances individuelles clés et un changement d’état d’esprit collectif.

L’équipe pakistanaise était arrivée en Australie trois semaines avant le début de la compétition pour s’acclimater, mais cette préparation s’est rapidement avérée être le seul aspect positif de leur avant-match. Sur six rencontres de préparation, dont deux de trois jours, ils n’ont franchi la barre des 200 points qu’une seule fois.

Les blessures ont également frappé durement. Waqar Younis, l’un des lanceurs les plus redoutables de l’époque, a été contraint de déclarer forfait en raison de deux fractures de stress au dos. Blessé lors d’un camp d’entraînement à Lahore, son diagnostic a été tardif et il a dû rentrer sans pouvoir participer à la compétition. Wasim Akram, son partenaire habituel, n’était pas non plus à son meilleur niveau, peinant à maîtriser le swing avec les nouvelles balles blanches et concédant un nombre important de balles larges.

Le capitaine Imran Khan souffrait d’une blessure chronique à l’épaule, tandis que Javed Miandad, le batteur le plus expérimenté, était en manque de forme et menacé d’être exclu de l’équipe. Le jeune prodige Inzamam-ul-Haq avait du mal à s’adapter aux conditions de jeu australiennes. Même le spinneur Mushtaq Ahmed, qui avait remplacé Abdul Qadir, peinait à imposer son jeu, et son remplaçant potentiel, Iqbal Sikander, n’a finalement pas été retenu dans les quatorze joueurs.

Pourtant, après un début de tournoi désastreux avec trois défaites, un match nul et une seule victoire contre le Zimbabwe, le Pakistan a opéré une transformation radicale. Inzamam-ul-Haq a trouvé ses marques, Wasim Akram et Aaqib Javed ont haussé leur niveau de jeu, et l’équipe a enchaîné les victoires face à la Nouvelle-Zélande à deux reprises et à l’Australie, se qualifiant ainsi pour la finale.

« L’Australie a toujours été un adversaire difficile pour nous », se souvient Aaqib Javed. « Mais après avoir gagné ce match, nous avons senti que rien n’était impossible. Ensuite, nous avons affronté le Sri Lanka, qui n’était pas très performant à l’époque, et la Nouvelle-Zélande. Contre le Pakistan, ils n’ont jamais réussi à rivaliser. Nous les observions et nous étions convaincus que nous pouvions les battre. Après le discours d’Imran et la victoire contre l’Australie, l’ambiance dans l’équipe a complètement changé. »

En finale, le Pakistan a fixé un objectif de 250 points à l’Angleterre grâce aux contributions d’Imran Khan, Javed Miandad, Inzamam-ul-Haq et une performance éclair d’Akram (33 points en 18 balles). Le partenariat entre Allan Lamb et Neil Fairbrother a maintenu l’Angleterre dans le match, mais deux wickets pris par Akram, ceux d’Alan Lamb et de Chris Lewis, ont scellé la victoire pakistanaise.

Imran Khan, Aamer Sohail, Ramiz Raja, Javed Miandad, Inzamam-ul-Haq, Wasim Akram, Saleem Malik, Ijaz Ahmed, Moin Khan, Mushtaq Ahmed et Aaqib Javed sont entrés dans l’histoire du cricket pakistanais en remportant le premier titre de Coupe du monde du pays, défiant toutes les prédictions.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.