Publié le 12 octobre 2025 à 20h04. Des milliers d’Israéliens se sont rassemblés samedi sur la place des Otages à Tel Aviv pour réclamer la libération de tous les otages détenus à Gaza, à quelques jours d’une première vague de libérations prévue lundi. Les familles des otages et des survivants de captivité ont partagé des témoignages poignants, tout en remerciant l’ancien président américain Donald Trump pour son rôle dans les négociations.
- Environ 500 000 personnes auraient participé à la manifestation sur la place des Otages à Tel Aviv.
- Des survivants de captivité ont raconté les conditions difficiles auxquelles ils ont été confrontés à Gaza et ont exprimé leur solidarité avec ceux qui restent détenus.
- Les familles des otages ont remercié Donald Trump pour son implication dans les efforts de libération.
La place des Otages, devenue un symbole de l’espoir et de la détermination, a vibré samedi au rythme des appels à la libération de tous les otages. La manifestation, organisée par le Forum des familles d’otages et de personnes disparues, a rassemblé une foule immense, témoignant de l’angoisse et de la mobilisation de la société israélienne face à cette crise humanitaire.
Tal Shoham, un survivant de captivité, a partagé son expérience avec émotion :
« J’ai été en captivité pendant 505 jours. À Gaza, j’ai rencontré d’autres otages : Omer (Wenkert), Guy (Gilboa-Dalal) et Evyatar (David). Nos âmes étaient unies et nos destins ne faisaient plus qu’un. Nous nous sommes renforcés, nous avons tout partagé. »
Tal Shoham, survivant de la captivité
M. Shoham a également évoqué la douleur de son retour, partagé avec la joie de retrouver ses proches :
« Après 505 jours, Omer et moi sommes apparus. Quand j’ai serré mes proches dans mes bras, j’étais rempli de joie et de bonheur, mais à l’intérieur je portais de la douleur pour Guy et Evyatar, qui étaient restés là, derrière. »
Tal Shoham, survivant de la captivité
Il a conclu en affirmant sa détermination à continuer le combat jusqu’à la libération de tous :
« Je me lève et je continue à me battre jusqu’à ce qu’ils reviennent. Tant que tout le monde n’est pas rentré à la maison, notre histoire n’est pas terminée. »
Tal Shoham, survivant de la captivité
Yael Sabraigo, nièce de l’otage Lior Rudaeff, a exprimé un sentiment d’espoir prudent :
« Aujourd’hui, deux ans et quatre jours après ce samedi noir, il y a enfin de la lumière. »
Yael Sabraigo, nièce de l’otage Lior Rudaeff
Elle a cependant souligné que la mission ne serait achevée que lorsque tous les otages seraient rentrés :
« Mais tant que le dernier otage ne sera pas ici, dans l’État d’Israël, la mission ne sera pas terminée. »
Yael Sabraigo, nièce de l’otage Lior Rudaeff
Les familles ont également adressé leurs remerciements à l’ancien président américain Donald Trump pour son rôle dans les négociations. Adi Angrest, sœur de l’otage Matan Angrest, a déclaré :
« Mon frère héros rentre à la maison ! Matan, mon frère aîné, mon héros, le héros de toute une nation. Je ne peux qu’attendre de te serrer dans mes bras, de te sentir et de te guérir, de te dire que tu es entre de bonnes mains et que je ne te quitterai plus jamais. Un immense merci historique et éternel au président des États-Unis et à son équipe, qui ont travaillé avec dévouement et persévérance pour sauver la vie de nos proches. »
Adi Angrest, sœur de l’otage Matan Angrest
Itzik Horn, père de l’otage Eitan Horn et du survivant de la captivité Iair Horn, a salué le leadership de Donald Trump :
« Le président Trump a montré ce que signifie décider et agir. Sans mentir. Sans peur. Puissions-nous aussi avoir la chance de faire preuve de leadership et de courage. »
Itzik Horn, père de l’otage Eitan Horn et du survivant de la captivité Iair Horn
Il a conclu en rappelant que le retour des otages ne serait complet que lorsque tous seraient libérés :
« Les citoyens israéliens retournent dans leur pays après avoir été abandonnés : certains pour être enterrés et d’autres pour entamer une longue et difficile reconstruction. Et surtout, cela ne prendra fin que lorsque le dernier otage rentrera chez lui. »
Itzik Horn, père de l’otage Eitan Horn et du survivant de la captivité Iair Horn
