Publié le 23 août 2025. La Commission de la Ligue australienne de rugby (ARLC) a mis en garde les joueurs envisageant de rejoindre une nouvelle compétition de rugby soutenue financièrement par l’Arabie saoudite, menaçant de les interdire de jouer pendant dix ans. Cette décision intervient alors que des stars du rugby à XIII et à XV pourraient être attirées par des offres lucratives.
- L’ARLC interdit à tout joueur de la National Rugby League (NRL) de négocier avec R360, une compétition rebelle, sous peine d’une suspension de dix ans.
- Roger Tuivasa-Sheck, star des NZ Warriors, a publiquement évoqué la possibilité de rejoindre R360.
- Huit fédérations nationales de rugby, dont la Nouvelle-Zélande, ont prévenu leurs joueurs qu’ils ne seraient pas sélectionnés en équipe nationale s’ils rejoignaient R360.
La ligue australienne de rugby à XIII frappe un grand coup pour contrer l’attrait d’une nouvelle compétition qui promet de bouleverser le paysage du rugby. L’ARLC a annoncé une interdiction de dix ans pour tout joueur de la NRL qui s’engagerait avec R360, une ligue soutenue par des investisseurs saoudiens et qui ambitionne de recruter des joueurs de premier plan, issus à la fois du rugby à XIII et du rugby à XV, à partir de 2027.
Cette mesure draconienne vise à protéger l’intégrité de la NRL et à dissuader les joueurs de succomber aux offres alléchantes de R360. Selon l’ARLC, cette nouvelle ligue ne ferait que “pirater” le jeu, en exploitant le travail des joueurs sans investir dans leur développement.
La Nouvelle-Zélande, à l’instar de sept autres fédérations nationales, a également pris position. Les joueurs qui choisiraient de rejoindre R360 ne seraient plus éligibles pour porter le maillot des All Blacks, conformément à la politique de Rugby NZ qui interdit aux joueurs évoluant dans des ligues étrangères de participer aux sélections nationales.
Roger Tuivasa-Sheck, pilier des NZ Warriors, figure parmi les joueurs courtisés par R360, mené par l’ancien centre anglais Mike Tindall, également membre de la famille royale britannique. Le joueur a d’ailleurs admis qu’il étudiait toutes les options pour l’avenir, y compris une éventuelle signature avec la nouvelle ligue, tout en négociant également une prolongation de contrat avec son club actuel.
« La commission a clairement le devoir d’agir dans le meilleur intérêt de la ligue de rugby et de ses supporters, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger l’avenir du jeu. »
Peter V’landys, président de l’ARLC
L’ARLC ne s’arrête pas aux joueurs : les agents qui négocieraient un contrat avec R360 s’exposent également à une interdiction de dix ans. Andrew Abdo, directeur général de la NRL, a souligné que cette politique reflète une position unie de la commission et des clubs, déterminés à préserver l’intégrité et l’avenir de la ligue.
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