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L’UE propose d’acheter des armes américaines à l’Ukraine en utilisant les avoirs gelés de la Russie

Publié le 17 octobre 2024 17:04:00. L'Union européenne propose de financer l'achat d'armes américaines pour l'Ukraine en utilisant les intérêts générés par les avoirs russes gelés, dans un contexte de doutes croissants sur la poursuite du soutien américain…

L’UE propose d’acheter des armes américaines à l’Ukraine en utilisant les avoirs gelés de la Russie

Publié le 17 octobre 2024 17:04:00. L’Union européenne propose de financer l’achat d’armes américaines pour l’Ukraine en utilisant les intérêts générés par les avoirs russes gelés, dans un contexte de doutes croissants sur la poursuite du soutien américain à Kiev.

  • L’UE envisage d’utiliser une partie d’un prêt de 140 milliards d’euros (issus des avoirs russes immobilisés) pour acquérir des armements américains pour l’Ukraine.
  • Cette proposition intervient après les déclarations du président américain Donald Trump, qui a évoqué la possibilité de reprendre les échanges commerciaux avec la Russie et a remis en question la poursuite des livraisons de missiles longue portée à Kiev.
  • La Commission européenne espère ainsi inciter les États-Unis à maintenir leur soutien à l’Ukraine, en liant l’aide militaire à des contrats d’achat d’armes substantiels.

L’Union européenne a présenté une proposition visant à utiliser les revenus générés par les avoirs de la banque centrale russe gelés pour financer l’effort de guerre ukrainien, et plus précisément, pour acheter des armes de fabrication américaine. Ce plan, dévoilé vendredi aux ambassadeurs de l’UE, est une réponse directe aux incertitudes grandissantes concernant l’engagement continu des États-Unis envers Kiev.

La proposition intervient après que Donald Trump a exprimé son intention de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine en Hongrie, dans le but de trouver une issue au conflit ukrainien. Suite à un entretien téléphonique avec Poutine, Trump a laissé entendre qu’il pourrait envisager une reprise des relations commerciales avec la Russie si la guerre prenait fin, et a même suggéré qu’il ne prévoyait plus de fournir à l’Ukraine des missiles Tomahawk à longue portée.

La Commission européenne envisage d’utiliser les actifs russes immobilisés auprès d’Euroclear, le dépositaire central de titres belge, pour mettre en place un « prêt de réparation » de 140 milliards d’euros (environ 145 milliards de dollars américains) destiné à l’Ukraine. Selon un document de la Commission consulté par le Financial Times, la majeure partie de ce prêt serait allouée à l’achat d’armes, ainsi qu’au soutien des industries de défense ukrainiennes et européennes.

Bien qu’une préférence pour les armements européens ait été introduite à la demande de la France, la Commission a précisé qu’une « coopération… pourrait être envisagée avec des partenaires internationaux qui s’engagent à apporter un soutien supplémentaire substantiel » à l’Ukraine. Cette formulation ouvre la porte à l’acquisition d’armes américaines, à condition que Washington maintienne son engagement envers Kiev.

Des diplomates et des responsables européens ont souligné que cette proposition vise à encourager les États-Unis à rester aux côtés de l’Ukraine en leur offrant des contrats d’achat d’armes importants. Ces derniers mois, Trump a déjà conditionné l’envoi d’armes américaines à l’Ukraine à un financement par l’Europe et d’autres alliés.

La Commission européenne a également appelé les autres pays du G7 et les alliés à « intensifier leur soutien à l’Ukraine aux côtés de l’UE », en reproduisant potentiellement le mécanisme du « prêt de réparation » en mobilisant les avoirs russes gelés sur leur territoire – une option que le Royaume-Uni et le Canada ont indiqué être prêts à étudier – et en fournissant une aide financière supplémentaire.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.