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Un ancien « garçon soldat » déclare que « ce n’était pas bien que l’armée britannique ait servi en Irlande du Nord »

Publié le 18 octobre 2023 15h24. Un ancien soldat nord-irlandais, originaire d'une famille protestante, livre un témoignage poignant sur son parcours militaire et remet en question la présence de l'armée britannique en Irlande du Nord. Ian Dickson, 61…

Un ancien « garçon soldat » déclare que « ce n’était pas bien que l’armée britannique ait servi en Irlande du Nord »

Publié le 18 octobre 2023 15h24. Un ancien soldat nord-irlandais, originaire d’une famille protestante, livre un témoignage poignant sur son parcours militaire et remet en question la présence de l’armée britannique en Irlande du Nord.

Ian Dickson, 61 ans, père de neuf enfants, a grandi dans un quartier difficile de Lisburn et a intégré l’armée britannique à l’âge de 16 ans, sur les conseils de son père qui cherchait à l’éloigner des violences paramilitaires. Il raconte avoir échappé de peu à un attentat à la voiture piégée de l’IRA provisoire en 1996, à la caserne de Thiepval, un attentat qui avait fait un mort et 31 blessés.

Malgré ce traumatisme, et les multiples déploiements qui ont jalonné sa carrière – des Malouines à la Bosnie en passant par l’Afghanistan où il a été blessé – Ian Dickson affirme aujourd’hui que la présence militaire britannique n’a jamais apporté la paix en Irlande du Nord.

« Je voulais juste la paix et j’ai réalisé qu’avec la présence de l’armée britannique, il n’y aurait jamais de paix – et cela vient d’un protestant. »

Ian Dickson, ancien soldat

Il explique avoir choisi de s’engager pour échapper à un environnement violent et à un avenir incertain. « Mon père m’a dit : ‘Soit tu entres dans l’armée, soit tu vas finir par t’impliquer dans la violence, les paramilitaires’. » Il a alors rejoint le Royal Irish Rangers, un régiment auquel il se sentait lié par ses origines.

Cependant, au fil des années et des missions, il a développé une vision critique de l’interventionnisme britannique. « Ils n’auraient pas dû traiter les gens comme ils l’ont fait », déplore-t-il. « Nous allions dans des endroits comme les Malouines et dans différents endroits du monde. Mon point de vue est : ‘Pourquoi diable l’armée britannique est-elle ici ? Ce n’est même pas leur pays’. »

Ian Dickson estime que l’armée britannique a souvent agi de manière inappropriée, imposant sa présence dans des territoires qui ne lui appartenaient pas. Il compare cette attitude à celle d’un voisin qui déplacerait une clôture pour s’approprier une partie du terrain de l’autre.

Aujourd’hui, il consacre son temps à aider les jeunes à travers les arts martiaux et à écrire une série de livres sur sa vie, dont Le pistolet est la main droite du diable, qui relate son enfance difficile et les événements qui l’ont conduit à s’engager. Il est également ouvert sur ses problèmes de santé mentale, conséquence de ses expériences traumatisantes.

Ses livres sont disponibles sur Amazon et Kindle.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.