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Israël a repris l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza après avoir confirmé la cessation des combats avec le Hamas

Publié le 20 octobre 2025 à 21h53. Après une journée de tensions et de bombardements, Israël a autorisé la reprise de l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza, tout en maintenant une condition ferme concernant la restitution des corps…

Israël a repris l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza après avoir confirmé la cessation des combats avec le Hamas

Publié le 20 octobre 2025 à 21h53. Après une journée de tensions et de bombardements, Israël a autorisé la reprise de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, tout en maintenant une condition ferme concernant la restitution des corps d’otages détenus par le Hamas.

  • Israël a repris l’accès à l’aide humanitaire à Gaza, comprenant nourriture, médicaments et carburant.
  • Le point de passage de Rafah reste fermé jusqu’à ce que le Hamas restitue les corps de 16 otages.
  • L’escalade de violence a fait craindre un effondrement de la trêve en cours, avec des échanges de tirs et des frappes aériennes.

La décision d’Israël de rouvrir l’accès à l’aide humanitaire intervient après une journée marquée par une reprise des affrontements dans la bande de Gaza, considérée comme la plus grave escalade depuis le début de la trêve négociée par les États-Unis. Les autorités israéliennes accusent le Hamas d’avoir violé les termes de l’accord de cessez-le-feu, ce qui a conduit à des frappes aériennes sur des positions du groupe islamiste.

Selon des sources israéliennes citées par les médias Ynet et Canal 12, le col de Rafah, principal point d’entrée de l’aide humanitaire, restera fermé jusqu’à ce que le Hamas rende les corps de 16 otages. Cette condition souligne la détermination d’Israël à obtenir des informations sur le sort des personnes disparues.

L’armée israélienne a rapporté dimanche un incident violent à la frontière sud de Gaza, où des échanges de tirs ont eu lieu entre des membres présumés de la police du Hamas et des soldats israéliens. Le Hamas nie toute implication dans ces affrontements, mais les autorités militaires israéliennes affirment que « le Hamas a violé de manière flagrante le cessez-le-feu ».

Les frappes israéliennes ont ciblé des positions et des commandants du Hamas, accusés d’avoir lancé un missile antichar et d’avoir attaqué des troupes israéliennes. Au moins deux soldats israéliens ont perdu la vie dans ces combats.

En représailles, des bombardements ont visé des tunnels, des arsenaux et une ancienne école servant d’abri aux personnes déplacées, selon des témoignages d’habitants et des informations provenant des services de santé locaux. Les terroristes du Hamas affirment que ces frappes ont causé la mort d’au moins 26 personnes à Gaza, dont une femme et un enfant.

L’escalade de la violence a provoqué un exode de familles palestiniennes, notamment dans la région de Khan Younès. À Nuseirat, les marchés ont connu une affluence inhabituelle, les habitants cherchant à se ravitailler en produits de première nécessité par crainte d’une rupture totale du cessez-le-feu.

L’armée israélienne a déclaré que la trêve était toujours en vigueur, tout en promettant de « réagir fermement à toute nouvelle violation ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a soutenu la position militaire, affirmant avoir ordonné une réponse énergique après ce qu’il a qualifié de « violations du cessez-le-feu par le Hamas ».

Selon le journal Ynet, le gouvernement israélien a conditionné la reprise des livraisons d’aide à l’arrêt des bombardements. Des sources sécuritaires israéliennes indiquent que la pression américaine a joué un rôle déterminant dans le déblocage du passage des approvisionnements vers Gaza.

L’administration américaine, par l’intermédiaire d’émissaires tels que Steve Witkoff et Jared Kushner, prévoit de se rendre en Israël pour superviser la reprise de l’aide et vérifier le respect de l’accord de cessez-le-feu. La précédente cessation des hostilités, qui avait débuté le 19 janvier et s’était terminée le 18 mars, avait entraîné un blocus total de l’entrée de l’aide pendant onze semaines, jusqu’au 19 mai.

Les organisations humanitaires ont averti que la fragilité de la trêve pourrait s’effondrer si la violence s’intensifiait, compliquant davantage l’acheminement des ressources essentielles à Gaza.

Le Hamas a déclaré qu’il n’avait plus eu de contact avec les groupes impliqués à Rafah depuis mars et a réitéré son engagement envers les termes du cessez-le-feu, tout en niant toute responsabilité dans l’attaque qui a déclenché les bombardements.

(Avec informations de l’EFE)

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.