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La justice argentine a pris une décision cruciale dans le cas de Sebastián Villa et la plainte pour abus sexuels portée contre lui

Publié le 21 octobre 2024 20h38. Le footballeur colombien Sebastián Villa a été acquitté par la justice argentine des accusations d’abus sexuels portées par son ex-compagne, mettant fin à une affaire qui avait entaché sa carrière et suscité…

La justice argentine a pris une décision cruciale dans le cas de Sebastián Villa et la plainte pour abus sexuels portée contre lui

Publié le 21 octobre 2024 20h38. Le footballeur colombien Sebastián Villa a été acquitté par la justice argentine des accusations d’abus sexuels portées par son ex-compagne, mettant fin à une affaire qui avait entaché sa carrière et suscité une vive polémique en Argentine.

  • La justice argentine a classé l’affaire après le retrait de la plainte par Rocío Tamara Doldán, l’ex-compagne de Sebastián Villa.
  • La décision judiciaire fait état d’une « re-signification » de l’incident par la plaignante et d’un manque de preuves corroborantes.
  • Villa avait déjà été condamné en 2023 pour violence de genre dans une autre affaire.

L’affaire qui impliquait Sebastián Villa, âgé de 29 ans et évoluant actuellement à l’Independiente Rivadavia de Mendoza, a pris fin après que la plaignante, Rocío Tamara Doldán, et le procureur ont renoncé à poursuivre l’accusation d’« abus sexuels avec accès charnel » déposée en 2021. Le tribunal pénal oral n° 4 de Lomas de Zamora a prononcé l’acquittement, soulignant que la plaignante avait revu son témoignage et qu’aucun élément supplémentaire ne venait étayer les accusations.

Selon le journal argentin TyC Sports, la décision de justice repose sur le fait que Rocío Tamara Doldán a « re-signifié » l’épisode en question. Le jugement précise qu’aucun autre élément, corroborant ou périphérique, n’a pu être trouvé pour appuyer l’accusation.

Lors d’une audience précédente, Doldán avait relaté les circonstances de leur relation, évoquant des pratiques sexuelles intenses mais consenties. Elle avait déclaré :

« Je l’ai déjà expliqué plus en détail, et je crois que Sebastián, à certaines occasions, ils contenaient des pratiques à contenu sexuel avec une certaine intensité, mais dans un espace de plaisir. »

Rocío Tamara Doldán

Elle avait également ajouté :

« Je comprends qu’il a toujours supposé que le consentement était implicite, étant donné l’intensité avec laquelle nous avions eu des relations sexuelles auparavant. Nous étions tous les deux plongés dans une relation aux traits quelque peu conflictuels en raison des scènes de jalousie que nous nous jouions l’un envers l’autre. Il a compris cela ainsi et moi, en même temps, j’ai compris et j’ai pu redéfinir ce qui s’est passé. »

Rocío Tamara Doldán

Un rapport psychologique, préparé par le Dr. Alicia Cortalezzi, a également été pris en compte par le tribunal. Ce rapport concluait que « le langage gestuel exprime un sain volontariat, transmet un geste de calme, et ne suggère pas d’indications que la décision du candidat pourrait être due à une éventuelle pression, ni à aucune peur, ni à une dépendance économique ou émotionnelle ».

La justice a également noté que Doldán ne réside plus en Argentine et a reconstruit sa vie, considérant que sa décision de retirer la plainte était volontaire et non motivée par une quelconque vulnérabilité.

Il est important de rappeler que Sebastián Villa était sous enquête depuis 2021 et avait été condamné en 2023 à deux ans et un mois de prison pour violence de genre dans une autre affaire jugée par la justice argentine. Cette nouvelle décision le disculpe cependant de l’accusation d’abus sexuel.

La procédure judiciaire avait débuté le 13 mai 2022, lorsque Doldán avait déposé plainte auprès de l’Unité d’Instruction Fonctionnelle (UFI) 3 d’Esteban Echeverría (Buenos Aires), relatant des faits survenus le 26 juin 2021 dans une maison située à Canning, à l’est de la capitale argentine. Elle affirmait avoir été enfermée dans une pièce par Villa, sous l’influence de l’alcool, et avoir subi des agressions sexuelles ainsi que des menaces.

La procureure responsable du dossier, Vanesa González, avait initialement requis que l’affaire soit portée devant un tribunal correctionnel pour « abus sexuels avec accès charnel », un crime passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison. Villa avait nié les accusations, affirmant que les relations étaient consenties et déposant une contre-plainte pour faux témoignage contre Doldán.

Des éléments de preuve, tels qu’une vidéo évoquant un « accord » pour ne pas rendre publique la plainte, des enregistrements audio, des échanges de messages et des rapports d’experts, avaient été intégrés au dossier. L’affaire a finalement pris fin avec l’accord de « réparation globale du préjudice » entre les parties, conduisant au retrait de l’accusation.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.