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Fisher Island dépasse la Californie et New York en tant qu’endroit le plus cher où vivre aux États-Unis.

Fisher Island, une petite île au sud de la Floride, a détrôné les enclaves les plus prisées de Californie et de New York pour devenir l'endroit le plus cher des États-Unis où vivre. L'accès restreint et le cadre…

Fisher Island dépasse la Californie et New York en tant qu’endroit le plus cher où vivre aux États-Unis.

Fisher Island, une petite île au sud de la Floride, a détrôné les enclaves les plus prisées de Californie et de New York pour devenir l’endroit le plus cher des États-Unis où vivre. L’accès restreint et le cadre luxueux de cette destination exclusive en font un nouveau symbole de pouvoir d’achat.

Selon une étude de PropertyShark, le code postal 33109, qui englobe Fisher Island, affiche un prix médian des logements de 9,5 millions de dollars (environ 8,8 millions d’euros) pour les neuf premiers mois de 2025. Cette île, accessible uniquement par ferry ou hélicoptère, a vu ses prix immobiliers grimper de 65 % en un an. La propriété la moins chère y a été vendue 1,4 million de dollars (environ 1,2 million d’euros), tandis que la plus onéreuse a atteint 23,7 millions de dollars (environ 21,9 millions d’euros).

Bien que Fisher Island occupe désormais la première place, la Californie conserve une forte présence dans le classement. Sept des dix codes postaux les plus chers des États-Unis se situent encore en Californie. Atherton (94027), dans la Silicon Valley, arrive en deuxième position avec un prix moyen de 8,3 millions de dollars (environ 7,6 millions d’euros), après avoir dominé le classement pendant huit années consécutives. Sagaponack (11962), dans les Hamptons, reste le quartier le plus cher de l’État de New York, avec une moyenne de 5,9 millions de dollars (environ 5,4 millions d’euros). Newport Beach (92661), dans le comté d’Orange, a quant à elle enregistré une augmentation de 20 %, atteignant 5,7 millions de dollars (environ 5,2 millions d’euros).

« Les codes postaux les plus chers ne dépendent pas toujours de la proximité de l’eau, mais beaucoup se trouvent au bord de la mer ou sur des îles », explique Doug Ressler, analyste chez Yardi Matrix. Santa Barbara (93108), avec un prix médian de 5,24 millions de dollars (environ 4,8 millions d’euros), et Stinson Beach (94970), où les valeurs ont augmenté de 38 % pour atteindre 5,23 millions de dollars (environ 4,8 millions d’euros), figurent également dans le top 10. Newport Beach se distingue avec deux autres codes postaux (92657 et 92662), affichant des prix moyens proches de 5,1 millions de dollars (environ 4,7 millions d’euros), tout comme Los Altos (94022), au cœur de la Silicon Valley.

Au-delà de la Californie, de New York et de la Floride, seulement 12 États sont représentés dans le top 100 de PropertyShark. On y retrouve le New Jersey (07620), avec une moyenne de 4,4 millions de dollars (environ 4 millions d’euros) dans la communauté alpine, la Géorgie (31 561), avec 4,2 millions de dollars (environ 3,9 millions d’euros) à Sea Island, et l’État de Washington (98039), avec la même moyenne à Medina. La Caroline du Sud (29 482), l’Arizona (85 253) et le Nevada (89 413) suivent avec des prix médians de 4 millions de dollars (environ 3,7 millions d’euros), 3,5 millions de dollars (environ 3,2 millions d’euros) et 3,4 millions de dollars (environ 3,1 millions d’euros) respectivement. Même des États moins associés au luxe, comme le Maryland, le Colorado, le Connecticut, le Massachusetts et le New Hampshire, figurent sur la liste, avec des prix médians oscillant entre 2,5 et 3,2 millions de dollars (environ 2,3 et 2,9 millions d’euros).

Le rapport souligne que, malgré les risques climatiques croissants, la valeur des propriétés dans les zones côtières continue d’augmenter. « Les risques environnementaux ne se reflètent pas encore dans les prix », met en garde Ressler. Fisher Island, avec son isolement et son exclusivité, illustre parfaitement cette tendance : le luxe persiste, même face au changement climatique.

L’influence de la communauté latino-américaine, notamment en Floride et en Californie, est également soulignée dans le développement immobilier de ces zones à forte valeur ajoutée. Leur contribution dans les secteurs de la construction, des services et du tourisme soutient une part importante de l’écosystème économique entourant ces quartiers d’élite, démontrant ainsi le rôle discret de la main-d’œuvre latino-américaine dans le secteur du luxe américain.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.