Publié le 26 octobre 2023. Le Pacte historique colombien organise ce dimanche une consultation interne pour désigner son candidat à la présidence et établir les listes pour les élections législatives, une situation qui suscite des mesures variables de restriction de la vente d’alcool selon les municipalités.
- Le Pacte historique tient ce dimanche une consultation pour choisir son candidat à la présidence entre Iván Cepeda et Carolina Corcho, avec la participation de Daniel Quintero.
- Contrairement aux élections nationales, les consultations internes des partis ne déclenchent pas automatiquement l’interdiction de vente d’alcool, laissant aux maires une marge de manœuvre.
- Certaines municipalités, comme Rionegro, ont décrété l’interdiction, tandis que d’autres, comme celles de la vallée de l’Aburrá, n’en ont pas pris de mesures.
La consultation interne du Pacte historique, mouvement politique du président Gustavo Petro, se déroule ce dimanche 26 octobre dans tout le pays. Les membres du parti sont appelés à voter pour désigner leur candidat à la présidence parmi Iván Cepeda et Carolina Corcho, bien que Daniel Quintero figure également sur les bulletins de vote malgré sa démission. Parallèlement, cette consultation permettra de définir l’ordre des listes de candidats pour les élections au Sénat et à la Chambre des représentants.
En Colombie, une interdiction de vente d’alcool est généralement décrétée la veille des élections nationales ou territoriales afin de garantir l’ordre public. Cependant, la loi 1475 de 2011, qui encadre les processus internes de la démocratie des partis, établit que les consultations internes ne sont pas soumises à cette obligation automatique.
« La décision de décréter ou non l’interdiction appartient à chaque maire, selon les conditions d’ordre public de son territoire. Les consultations internes ne sont pas couvertes par l’application automatique du Code électoral, il appartient donc aux administrations locales d’évaluer les risques et d’agir en conséquence. »
Andrés Santamaría Garrido, directeur exécutif d’Asocapitales
Ainsi, les maires disposent d’une autonomie pour décider si des mesures restrictives sont nécessaires, en se basant sur l’évaluation des risques pour la sécurité publique. Dans la vallée de l’Aburrá, les municipalités de Medellín, Envigado, Sabaneta et Itagüí ont choisi de ne pas décréter d’interdiction.
À l’inverse, le maire de Rionegro a pris un décret interdisant la vente et la consommation de boissons alcoolisées entre 18h00 le samedi 25 octobre et 6h00 le lundi 27 octobre. Ce décret prévoit également des sanctions, pouvant aller jusqu’à la fermeture immédiate des établissements qui ne le respecteraient pas, conformément au Code national de police et de coexistence citoyenne (loi 1801 de 2016). Le maire Jorge Rivas a justifié cette mesure par la nécessité de “protéger la coexistence, la tranquillité et le bien-être des habitants de Rio Negro pendant un week-end démocratique”.
D’autres municipalités du département d’Antioquia, où la situation de l’ordre public est jugée plus délicate, ont également pris des mesures similaires, comme Remedios, qui a interdit en plus la circulation de véhicules transportant des matériaux de construction ou des débris.
Pour plus d’informations sur les précautions prises pour cette consultation, vous pouvez consulter l’avertissement du Bureau du registraire concernant les faux courriels envoyés aux jurés votants.
Vous pouvez également lire l’analyse de la sortie de certains partis de la consultation du Petrisme.