Home DivertissementLes domaines de célébrités repoussent Sora alors que l’application atteint la première place

Les domaines de célébrités repoussent Sora alors que l’application atteint la première place

by Antoine Girard

Publié le 28 octobre 2025 21h03. L’application de vidéos courtes générées par intelligence artificielle Sora, d’OpenAI, connaît un succès fulgurant, mais soulève d’importantes questions juridiques concernant l’utilisation non autorisée de l’image de personnalités, vivantes ou décédées.

  • Sora a dépassé le million de téléchargements en moins d’une semaine, déclenchant une vague de protestations de la part de familles et de studios.
  • Les ayants droit réclament un contrôle accru sur l’utilisation de l’image de leurs proches, incluant le consentement, une compensation financière et un droit de veto.
  • Des chercheurs mettent en garde contre la prolifération de fausses vidéos réalistes et le risque d’une perte de confiance généralisée.

L’essor rapide de Sora, capable de créer des vidéos à partir de simples descriptions textuelles, a rapidement mis en lumière les failles de la législation actuelle en matière de droits à l’image. Des familles de célébrités et des studios ont exigé des mesures plus strictes pour empêcher la création de contenus non autorisés, tandis que des domaines tels que celui de Martin Luther King Jr. ont cherché à bloquer l’apparition de son image dans des vidéos générées par l’IA. Le Los Angeles Times a qualifié Sora de « machine à production de contenus IA déconcertante ».

Les détenteurs de droits d’auteur font pression pour obtenir un contrôle plus important sur l’utilisation de personnages et de personnalités dans les vidéos générées par l’IA. Ils réclament le consentement préalable, une compensation financière et la possibilité de s’opposer à l’utilisation de leur image. OpenAI s’est engagée à respecter les droits d’auteur et a mis en place un système permettant aux ayants droit de restreindre l’utilisation de l’image de leurs proches. Cependant, la définition juridique de ce qui constitue une « personnalité publique » reste floue, ce qui complique l’application de ces règles.

Les agences de représentation et les syndicats professionnels ont également exprimé leur inquiétude face aux risques d’exploitation et de réputation. Des entreprises spécialisées dans la détection de contenus frauduleux ont signalé une augmentation significative des demandes de retrait de vidéos utilisant l’image de personnes sans leur consentement. Bien que des filigranes soient utilisés pour identifier les contenus générés par l’IA, des outils de suppression compromettent leur efficacité et rendent l’application des règles plus difficile.

Les chercheurs mettent en garde contre un « brouillard de doute » croissant, à mesure que les fausses vidéos deviennent de plus en plus réalistes. Ils soulignent que les individus sont de plus en plus susceptibles d’être placés dans des scénarios trompeurs, tandis que des acteurs malveillants exploitent la difficulté de distinguer le vrai du faux. OpenAI a promis de renforcer les garde-fous de Sora et de faire évoluer l’application selon des règles plus strictes. Dig.watch rapporte que cette évolution soulève des questions sur l’équilibre entre la mission d’OpenAI et ses objectifs de profit.

OpenAI a également entamé un dialogue avec l’Union européenne sur le développement d’une IA juste et transparente. Plus d’informations sont disponibles sur Dig.watch.

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