Publié le 29 octobre 2025 à 08h58 GMT. À Gyeongju, en Corée du Sud, l’annonce d’un investissement massif de 350 milliards de dollars aux États-Unis suscite des inquiétudes quant à son impact potentiel sur l’économie coréenne, alors que les présidents Lee et Trump sont en réunion.
Un accord conclu en juillet dernier prévoit une réduction des droits de douane entre la Corée du Sud et les États-Unis, en échange d’un investissement substantiel de 350 milliards de dollars (environ 437 milliards d’euros) de la Corée du Sud sur le sol américain. Si cet investissement est perçu comme un signe de la solide alliance entre les deux pays, il inquiète également certains observateurs coréens.
Kim Hyun-soo, chauffeur de taxi à Gyeongju depuis quarante ans, a partagé ses préoccupations avec la BBC. Alors qu’il transportait des journalistes près du musée national de Gyeongju, lieu de rencontre entre les présidents Lee et Trump, il a exprimé son appréhension face à l’ampleur de l’investissement.
« Je pense que 350 milliards de dollars, c’est bien trop. Compte tenu de l’état de notre économie, un investissement de cette ampleur pourrait même déclencher une nouvelle crise financière. »
Kim Hyun-soo, chauffeur de taxi
Malgré ses inquiétudes, M. Kim souligne l’importance de l’alliance avec les États-Unis, rappelant le soutien américain à la Corée du Sud après la guerre de Corée et sa protection face aux provocations nord-coréennes. Il considère toujours les États-Unis comme son meilleur allié.
Cet investissement intervient dans un contexte de négociations commerciales délicates entre Séoul et Washington. La réduction des droits de douane, passant de 25 % à 15 % sur les automobiles, est une concession importante de la part de la Corée du Sud, mais elle soulève des questions quant à son impact sur la compétitivité de l’industrie automobile coréenne.