Home AffairesUn médecin généraliste reconnu coupable de faute professionnelle pour défaut d’assurance indemnisation

Un médecin généraliste reconnu coupable de faute professionnelle pour défaut d’assurance indemnisation

by Amélie Bernard

Publié le 27 juin 2024. Un médecin généraliste remplaçant en Irlande a été reconnu coupable de faute professionnelle grave après avoir exercé sans assurance responsabilité civile et sans informer ses employeurs des restrictions imposées par la Haute Cour.

  • Le Dr Eltayeb Elkhabir a exercé à Dublin et Kildare sans couverture d’assurance appropriée.
  • Il n’a pas non plus informé ses employeurs des conditions imposées par une ordonnance de la Haute Cour de 2013.
  • Le Conseil médical a qualifié ses actes de « honteux et déshonorants ».

Le Dr Eltayeb Elkhabir, autorisé à exercer en Irlande depuis 2004, a été jugé coupable de faute professionnelle suite à une enquête menée par le Conseil médical. L’enquête a révélé plusieurs manquements commis alors qu’il assurait des remplacements dans des cabinets médicaux à Dublin et dans le comté de Kildare.

Selon la présidente de l’enquête, Marie Culliton, les actions du Dr Elkhabir sont « honteuses et déshonorantes » et méritent les critiques les plus sévères. Elle a souligné que l’absence d’assurance responsabilité professionnelle constituait une violation de l’article 38 de la loi de 2007 sur les médecins.

Le Dr Elkhabir a admis avoir travaillé pour Medixclinic, à Sandyford, dans le comté de Dublin, entre le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, sans avoir informé son employeur des conditions imposées par une ordonnance de la Haute Cour datant de novembre 2013. Il a également reconnu avoir exercé dans ces conditions, sans aucune couverture d’assurance appropriée.

De plus, il a admis avoir travaillé pendant 11 jours en décembre 2022 au cabinet MyDocs à Newbridge et/ou Naas, dans le comté de Kildare, également sans assurance responsabilité civile professionnelle. Bien qu’il ait contesté l’interprétation du Conseil médical selon laquelle ses actes constituaient une faute professionnelle, le comité d’aptitude à exercer a maintenu sa décision.

Les conclusions du comité se basent sur les propres aveux du Dr Elkhabir, ainsi que sur des preuves supplémentaires, notamment un courriel daté du 16 mars 2023. Ce courriel démontre que le médecin avait tenté, sans succès, d’obtenir une couverture d’assurance médicale privée depuis février 2022, ce qui prouve sa conscience de la nécessité d’une telle assurance pour exercer.

Ce courriel contredit également le témoignage du Dr Elkhabir, qui avait affirmé qu’il supposait que les cabinets où il travaillait en tant que remplaçant disposaient d’une assurance couvrant son activité. Mme Culliton a rappelé que la couverture d’assurance est une condition essentielle pour protéger le public et garantir une indemnisation en cas de négligence médicale.

Elle a précisé que la faute professionnelle se caractérise par une conduite « scandaleuse, honteuse ou immorale » susceptible de nuire à la réputation de la profession et de compromettre la confiance du public envers les médecins. L’obligation d’informer les employeurs des conditions imposées par la Haute Cour était, selon elle, une exigence simple.

La sanction appropriée à imposer au Dr Elkhabir sera déterminée ultérieurement par le Conseil médical, la recommandation du comité d’aptitude professionnelle n’ayant pas été divulguée. Cette affaire intervient après une première procédure disciplinaire en 2012, où le Dr Elkhabir avait été reconnu coupable de faute professionnelle pour des commentaires inappropriés à l’égard d’un patient et un manque de suivi approprié d’un autre. Cette décision avait toutefois été annulée en appel.

En 2008, le Dr Elkhabir avait également été sanctionné pour avoir affirmé à un patient épileptique que sa maladie pouvait être causée par une activité sexuelle et considérée comme « un signe du diable ». Il a également fait l’objet d’une autre procédure disciplinaire en 2014 pour des commentaires inappropriés envers un patient. Son nom avait été radié du registre des médecins en 2016, mais a été rétabli en 2021, sous réserve des conditions imposées par l’ordonnance de la Haute Cour de 2013.

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