Publié le 3 novembre 2025 à 16h07. Libérée de prison en Géorgie après six mois de détention pour trafic de cannabis, la jeune Britannique Bella Culley, enceinte, se bat maintenant contre la montre pour rentrer au Royaume-Uni et donner naissance à son enfant en famille.
- Bella Culley, 19 ans, a été libérée après avoir purgé une peine de six mois en Géorgie pour avoir transporté du cannabis d’une valeur d’environ 200 000 £ (187 000 €).
- Elle est enceinte et devrait accoucher d’un garçon avant Noël.
- Son retour au Royaume-Uni pourrait nécessiter une autorisation spéciale de vol en raison de son état de grossesse avancé.
Après des mois d’incertitude, Bella Culley a finalement retrouvé la liberté. La jeune femme, arrêtée en mai à l’aéroport de Tbilissi alors qu’elle tentait de faire entrer clandestinement 31 livres (environ 14 kg) de cannabis en Géorgie, a été libérée grâce à un accord de plaidoyer in extremis. Elle avait plaidé coupable, affirmant avoir été forcée d’agir sous la menace d’un gang de trafiquants thaïlandais.
L’adolescente, qui a passé six mois dans une prison géorgienne, a exprimé son soulagement en quittant le palais de justice, entourée de sa mère, Lyanne Kennedy, et de son avocat. Elle a confié, émue :
« Je ne suis plus en prison ! »
Bella Culley
La famille Culley s’efforce désormais d’organiser le retour de Bella au Royaume-Uni dans les plus brefs délais. Cependant, son état de grossesse avancé pourrait compliquer les choses. Les compagnies aériennes autorisent généralement les femmes enceintes à voyager jusqu’à la 36e semaine d’une grossesse unique, mais exigent un certificat médical après 28 semaines attestant de son aptitude à voler.
L’histoire de Bella Culley a mis en lumière les conditions de détention difficiles dans les prisons géorgiennes. Sa mère a révélé que sa fille avait survécu grâce à des pâtes bouillies dans une bouilloire et du pain grillé à la bougie dans une ancienne prison soviétique. Elle a également décrit des conditions d’hygiène précaires et un manque de produits de première nécessité. Récemment, Bella a été transférée dans une unité pour femmes et enfants où elle a pu bénéficier de meilleures conditions de vie et apprendre la langue géorgienne.
L’affaire a suscité une vive émotion au Royaume-Uni et a conduit à des appels à l’intervention du gouvernement britannique. L’ambassade britannique a même envoyé une lettre au président géorgien, Mikheil Kavelashvili, pour lui demander d’accorder une grâce à Bella. Selon la BBC, le président aurait transmis la demande à la Commission des grâces.
Parallèlement, l’affaire de Bella Culley s’inscrit dans une série d’arrestations de ressortissants britanniques impliqués dans le trafic de drogue à l’étranger. Deux autres femmes britanniques ont été arrêtées dans des circonstances similaires au cours des derniers mois, soulevant des questions sur les réseaux de trafic de drogue ciblant les jeunes Britanniques.