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Yi Gang et neuf autres hauts fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions parce que sa fille ne voulait pas retourner au pays | CCPPC | Wang Rong | A perdu son poste officiel

Publié le 3 novembre 2025. Plusieurs hauts responsables chinois ont été démis de leurs fonctions au sein de structures consultatives du Parti communiste chinois, une purge qui, selon des sources, viserait les cadres dont les enfants sont établis…

Yi Gang et neuf autres hauts fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions parce que sa fille ne voulait pas retourner au pays | CCPPC | Wang Rong | A perdu son poste officiel

Publié le 3 novembre 2025. Plusieurs hauts responsables chinois ont été démis de leurs fonctions au sein de structures consultatives du Parti communiste chinois, une purge qui, selon des sources, viserait les cadres dont les enfants sont établis à l’étranger et refusent de rentrer au pays.

  • Neuf hauts fonctionnaires ont perdu leurs postes de direction au sein de comités spécialisés de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC).
  • Les autorités chinoises exercent une pression croissante sur les familles des cadres pour que leurs enfants étudiant à l’étranger reviennent en Chine après leurs études.
  • Cette purge s’inscrit dans une campagne plus large visant à éliminer les « fonctionnaires nus », c’est-à-dire ceux qui pourraient être tentés de quitter le pays.

La 14e réunion du Comité permanent du Comité national de la CCPPC, qui s’est achevée le 1er novembre, a été le théâtre d’un remaniement notable. Parmi les personnalités concernées figurent Yi Gang, ancien gouverneur de la banque centrale, et Wang Rong, ancien président de la CCPPC du Guangdong. Selon une annonce officielle, Zhang Junkuo, Zhang Taolin, Zhang Jie, Cao Weixing, Chen Guoqing, Chen Yuanfeng et Sui Jun ont également été démis de leurs fonctions respectives au sein de différents comités spécialisés.

Si la plupart de ces responsables ont conservé leur statut de membres ou de membres du Comité permanent du Comité national de la CCPPC, leur éviction de postes de direction suscite des interrogations. Le quotidien hongkongais Sing Tao Daily a souligné le 3 novembre que les anciens hauts fonctionnaires provinciaux et ministériels sont fréquemment nommés à des postes de direction au sein de ces comités consultatifs.

Des sources internes au Parti communiste chinois évoquent une politique de plus en plus stricte visant à lutter contre les « fonctionnaires nus ». Cette expression désigne les cadres qui permettent à leurs conjoints et enfants d’émigrer à l’étranger, se créant ainsi une « porte de sortie » en cas de difficultés. Après le 18e Congrès national du Parti communiste chinois, le gouvernement a intensifié ses efforts pour identifier et sanctionner ces fonctionnaires. Les enfants de cadres provinciaux et ministériels étudiant à l’étranger sont désormais tenus de rentrer en Chine dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme, sous peine de voir la carrière de leurs parents compromise.

Plusieurs des neuf hauts fonctionnaires récemment démis de leurs fonctions auraient des enfants qui préfèrent rester à l’étranger. Yi Gang, par exemple, a lui-même vécu et enseigné aux États-Unis, et son fils y serait né et aurait grandi. Récemment, Liu Duo, ancienne maire adjointe de Shanghai, a également été démis de ses fonctions, une décision attribuée, selon des rumeurs, au refus de ses enfants de rentrer en Chine.

Liu Duo, experte en technologies de l’information et de l’intelligence artificielle, avait été nommée maire adjointe de Shanghai en 2021 après avoir dirigé le département des sciences et technologies du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information. Les autorités n’ont fourni aucune explication officielle concernant son éviction.

Selon le commentateur d’actualité Li Yanming, ces purges répétées de « fonctionnaires nus » témoignent d’un sentiment généralisé d’incertitude et de perte de confiance au sein de l’administration chinoise.

« Ces attaques fréquentes contre les « fonctionnaires nus » reflètent le fait que tout le monde dans l’administration sait que le PCC est à bout de souffle et à bout de souffle. »

Li Yanming, commentateur d’actualité

Par ailleurs, Fu Xingguo, ancien directeur adjoint du Département de l’organisation du Comité central du PCC, a démissionné de son poste de membre du Comité national de la CCPPC et a été démis de ses fonctions de directeur adjoint du Comité de la culture, de l’histoire et des études. Contrairement aux autres responsables, Fu Xingguo a non seulement perdu son poste de direction, mais a également démissionné de son mandat de membre du Comité national de la CCPPC. Des médias hongkongais ont rapporté que le communiqué officiel mentionnait toujours son statut de « camarade » et qualifiait sa démission de « mesure de sécurité », laissant entendre qu’il s’agissait d’une affaire interne traitée discrètement.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.