Publié le 7 novembre 2025 04:14:00. Un homme d’affaires japonais a été arrêté à Tokyo pour exploitation d’une mineure thaïlandaise dans un salon de massage, où elle aurait été contrainte de fournir des services sexuels. L’affaire met en lumière les risques d’exploitation liés à la traite des êtres humains.
- Masayuki Hosono, 51 ans, est accusé d’avoir employé illégalement une jeune fille de 12 ans.
- La victime est arrivée au Japon fin juin avec sa mère, qui a ensuite quitté le pays.
- L’affaire a été révélée lorsque la jeune fille a demandé de l’aide aux services d’immigration.
La police de Tokyo a arrêté Masayuki Hosono mardi dernier, le soupçonnant d’avoir exploité une jeune fille thaïlandaise dans son salon de massage « Relax Time », situé dans le quartier de Yushima. L’homme est accusé d’avoir violé la législation du travail en employant un enfant de moins de 15 ans. L’enquête s’oriente également vers une possible traite d’êtres humains.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune fille est arrivée au Japon fin juin en compagnie de sa mère. Celle-ci l’aurait incitée à travailler dans le salon de massage pour assurer la survie de la famille. La jeune fille aurait confié aux enquêteurs qu’elle craignait pour l’avenir de sa famille si elle ne travaillait pas.
La mère de la jeune fille a quitté le Japon peu après, laissant sa fille sur place avec un visa de « court séjour » de 15 jours, généralement attribué aux touristes. Pendant environ un mois, entre juin et juillet, la jeune fille aurait servi une soixantaine de clients au sein du salon de massage, où elle vivait. L’ensemble de ses revenus était géré par Masayuki Hosono, qui reversait une partie à la mère de la jeune fille après déduction des frais du salon.
Malgré un contact régulier avec sa mère via les réseaux sociaux, celle-ci n’est pas revenue au Japon. L’affaire a été révélée en septembre lorsque la jeune fille a sollicité l’aide des services d’immigration de Tokyo, exprimant son souhait de retrouver ses grands-parents et sa sœur cadette, et de pouvoir reprendre ses études.
La police n’a pas précisé si Masayuki Hosono a reconnu ou contesté les accusations portées contre lui. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue de l’exploitation subie par la jeune fille et d’identifier d’éventuels complices.
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