Publié le 13 novembre 2025 à 12h43. Alors que l’écurie Audi se prépare à faire ses débuts en Formule 1 en 2026, son directeur, Mattia Binotto, constate un regain d’enthousiasme chez les pilotes face aux changements réglementaires majeurs qui redéfiniront le sport.
Les nouvelles réglementations, parmi les plus importantes depuis trente ans, mettront l’accent sur l’électrification, avec une répartition de la puissance proche de 50/50 entre le moteur thermique et le système électrique. Cette évolution radicale modifie profondément la conception des monoplaces et la manière dont elles seront pilotées.
Si certaines critiques initiales, notamment de la part de pilotes Ferrari comme Charles Leclerc, avaient exprimé des réserves quant à la maniabilité des nouvelles voitures, Mattia Binotto observe désormais un changement d’attitude. Les simulations de plus en plus réalistes et les premiers résultats encourageants semblent convaincre les pilotes.
« C’est le plus grand changement depuis au moins 30 ans », a déclaré Binotto lors de la présentation de la livrée conceptuelle de l’écurie Audi, qui prendra le relais de Sauber, à Munich. « C’est un défi immense, mais tous les ingénieurs y voient une opportunité. Et je crois que même les pilotes, après quelques critiques initiales, commencent à apprécier ces nouvelles voitures. »
Binotto a notamment souligné que ses pilotes, Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoléto, « commencent à apprécier » l’expérience de pilotage offerte par les prototypes.
Au-delà de l’aspect sportif, Binotto insiste sur l’importance de ces changements pour l’avenir de la Formule 1. Il estime que les nouvelles voitures offriront des courses plus spectaculaires et se dit prêt à soutenir la FIA dans d’éventuelles adaptations des règles sportives, notamment en ce qui concerne le déploiement de la puissance hybride, afin de garantir un spectacle de qualité.
« Je suis sûr que, au final, ce sera un bon spectacle », a affirmé l’ancien directeur de l’écurie Ferrari. « Les changements ont été effectués pour que nous soyons en phase avec les préoccupations environnementales, notamment en utilisant des carburants entièrement durables. C’est un défi pour les fournisseurs de carburant, mais aussi pour l’ensemble du sport. »
Mattia Binotto, directeur d’Audi F1
Ces propos font écho aux observations de James Vowles, directeur de l’écurie Williams, qui avait déjà constaté une évolution positive dans la perception des pilotes face aux nouvelles réglementations lors de leurs premières simulations.
« La première fois qu’un de nos pilotes de simulateur a testé le règlement 2026, cela a été difficile, car il s’agissait d’un changement complet dans certains aspects de la conduite », a expliqué Vowles. « Mais après la deuxième session, cela est devenu plus normal, même si des critiques subsistaient. Et après la quatrième, il n’y avait plus vraiment de discussion à ce sujet. C’est simplement devenu la norme. »
James Vowles, directeur de Williams F1
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