Publié le 22 novembre 2025 à 01h10. L’ancien président américain Donald Trump continue de faire des vagues diplomatiques en demandant à l’Ukraine de céder des territoires à la Russie pour mettre fin au conflit, une proposition fermement rejetée par Kiev et qui risque d’envenimer les tensions au sommet du G20 en Afrique du Sud.
- Donald Trump presse l’Ukraine d’accepter un plan de paix impliquant des concessions territoriales à la Russie.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté ce plan, le jugeant inacceptable et favorable aux intérêts du Kremlin.
- Le sommet du G20, qui se tient en Afrique du Sud, est marqué par des désaccords sur l’avenir de l’Ukraine et l’absence de Donald Trump.
Donald Trump a une nouvelle fois mis la pression sur l’Ukraine, l’exhortant à accepter un plan de paix proposé par son administration qui impliquerait la cession de territoires à la Russie. L’ancien président américain a affirmé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky “devrait l’apprécier”, tout en laissant entendre que, sans accord, l’Ukraine devrait continuer à se battre.
« Il faudra qu’il aime ça, et s’il ne l’aime pas, alors vous savez, ils devraient simplement continuer à se battre. »
Donald Trump, ancien président américain
M. Trump a également souligné qu’à terme, l’Ukraine devrait accepter de faire des compromis. Ces déclarations interviennent après que M. Zelensky a publiquement rejeté le plan américain, le qualifiant de “trahison” et le jugeant trop favorable à la Russie. Le projet, qui comprend 28 points, prévoit notamment que l’Ukraine cède une partie de son territoire oriental et réduise la taille de son armée. L’Ukraine s’engagerait également à renoncer à toute adhésion à l’OTAN et ne bénéficierait pas du déploiement de forces de maintien de la paix occidentales, bien que des avions de guerre européens pourraient être stationnés en Pologne.
Frustré par la durée du conflit, déclenché en février 2022 par l’invasion russe de l’Ukraine, M. Trump cherche à accélérer le processus de négociation. Il avait initialement fixé au 27 novembre – jour de Thanksgiving aux États-Unis – comme date limite pour que l’Ukraine accepte son plan, mais a laissé entendre qu’il pourrait prolonger ce délai si nécessaire.
« J’ai eu beaucoup de délais, mais si les choses fonctionnent bien, vous avez tendance à prolonger les délais. Mais jeudi est, à notre avis, un moment approprié. »
Donald Trump, ancien président américain
M. Trump a également affirmé que le président russe Vladimir Poutine “ne cherche pas davantage de guerre” et qu’il “prend une punition” pour ce conflit, qu’il qualifie à tort de “guerre d’un jour”.
Parallèlement, le sommet du G20, qui s’ouvre aujourd’hui en Afrique du Sud, est marqué par des tensions liées à la guerre en Ukraine et par l’absence notable de Donald Trump. Son gouvernement justifie ce boycott par des divergences de vues avec l’Afrique du Sud sur des questions de commerce et d’action climatique.
Malgré l’absence de M. Trump, le sommet rassemble de nombreux dirigeants mondiaux, dont le Taoiseach irlandais Micheál Martin, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre indien Narendra Modi, le Premier ministre chinois Li Qiang, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Les dirigeants européens devraient se réunir en marge du sommet pour réaffirmer leur soutien à l’Ukraine et souligner qu’aucune décision concernant l’Ukraine ne sera prise sans la participation de Kiev.
« Il ne devrait rien y avoir concernant l’Ukraine sans l’Ukraine. »
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne
Le Taoiseach Martin a souligné l’importance de ce sommet comme une “énorme opportunité de réseautage” pour l’Irlande, qui a participé à plus de 100 réunions tout au long de l’année sur des sujets tels que le développement durable, le climat, l’économie, le commerce et le développement mondial, en particulier en Afrique.


