Publié le 22 novembre 2025 20:24:00. L’ancien président américain Donald Trump a réaffirmé sa volonté de trouver une issue rapide au conflit en Ukraine, tout en précisant que ses propositions initiales ne constituent pas une offre définitive. Sa vision, qui impliquerait des concessions territoriales et une renonciation à l’adhésion à l’OTAN pour Kiev, suscite des réactions contrastées.
- Donald Trump a souligné que son plan de paix pour l’Ukraine est susceptible d’évoluer.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué qu’il présenterait des « alternatives » au plan proposé.
- Vladimir Poutine s’est dit ouvert à la discussion, mais a prévenu qu’il poursuivrait son offensive si Kiev rejetait le plan.
Interrogé sur le contenu précis de sa proposition en 28 points, qui prévoit notamment que l’Ukraine cède des territoires, réduise la taille de son armée et renonce définitivement à toute perspective d’intégration à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Donald Trump a nié qu’il s’agisse d’une « offre ultime ». « Non », a-t-il simplement répondu aux journalistes. Il a insisté sur son désir de mettre fin au conflit.
« Nous essayons d’y mettre fin. D’une manière ou d’une autre, nous devons y mettre un terme. »
Donald Trump, président américain
Volodymyr Zelensky a adopté une attitude prudente face à ce projet de paix, annonçant qu’il présenterait des propositions alternatives. De son côté, le président russe Vladimir Poutine a exprimé sa disposition à examiner les détails du plan, tout en avertissant que Moscou reprendrait son offensive si Kiev refusait de négocier. Cette offensive, lancée en février 2022, continue de déstabiliser la région.
Donald Trump avait précédemment suggéré que le 27 novembre, jour de Thanksgiving aux États-Unis, serait un moment opportun pour parvenir à un accord, tout en laissant entendre que cette échéance n’était pas gravée dans le marbre. Il a affirmé que l’Ukraine devrait accepter ses conditions, sous peine de voir les combats se prolonger.
« Il va devoir l’accepter, et s’il ne l’aime pas, alors, vous savez, ils n’ont qu’à continuer à se battre. À un moment donné, il va devoir accepter quelque chose. »
Donald Trump, président américain
Selon un responsable américain, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et l’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, se rendront à Genève dimanche pour discuter du plan. Des représentants européens et ukrainiens sont également attendus en Suisse pour ces discussions.