Publié le 23 novembre 2025 à 15h39. L’absence remarquée des États-Unis au sommet du G20 en Afrique du Sud suscite des inquiétudes quant à l’influence croissante de la Chine et de la Russie sur la scène internationale, tandis que le pays hôte a critiqué une tentative américaine de minimiser sa représentation.
- Les États-Unis n’ont pas participé au sommet du G20 qui s’est tenu en Afrique du Sud.
- Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre s’est exprimé sur le risque d’un vide créé par l’absence américaine, que pourraient combler la Chine et la Russie.
- Malgré cette absence, les participants ont adopté une déclaration finale ferme.
- Les États-Unis accueilleront le prochain sommet du G20, et Donald Trump envisage de l’organiser dans l’une de ses propriétés.
Johannesburg, en Afrique du Sud, a accueilli pendant deux jours les dirigeants des pays du G20, regroupant les économies les plus puissantes et les plus riches du monde. Cependant, une figure importante était absente : les États-Unis.
L’ancien président Donald Trump a justifié cette absence par des allégations concernant un génocide en cours contre les Blancs en Afrique du Sud, une affirmation qui a suscité la controverse.
La Norvège, bien qu’elle ne soit pas membre à part entière, a participé au sommet en tant que pays partenaire, se classant douzième en termes de richesse.
Un cadeau à la Chine et à la Russie
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre était le principal représentant de son pays à ce sommet. Il a exprimé son inquiétude quant à la possibilité que l’absence américaine crée un vide stratégique que la Chine et la Russie pourraient exploiter.
« C’est tout à fait évident. Je pense que les États-Unis auraient dû y réfléchir. Nous avons vu plusieurs exemples où ils ont interrompu une grande partie de leur aide au développement. J’entends de nombreux Américains dire que c’était une erreur. »
Jonas Gahr Støre, Premier ministre norvégien
Støre a rappelé que les États-Unis avaient considérablement réduit leur engagement dans l’aide humanitaire sous l’administration Trump, notamment en dissolvant l’agence USAID, ce qui a eu des conséquences directes sur le terrain, notamment en Afrique.
Il a souligné que la disparition de cet outil de développement a non seulement entraîné des souffrances humaines, mais a également accru l’influence politique de la Chine et de la Russie sur le continent africain.

PERTE D’INFLUENCE : Ici l’un des derniers sacs de riz de l’USAID est livré au Burundi. Les gens savaient très bien d’où venait leur nourriture.
Photo : AFP
La Russie et la Chine étaient également représentées au sommet par des émissaires de haut niveau, le Premier ministre chinois Li Qiang et le chef adjoint de l’administration présidentielle russe Maxim Oreshkin. Ces deux pays exercent déjà une influence croissante en Afrique.
Støre a estimé que les pays restants ont pu parvenir à une déclaration finale solide grâce à l’absence américaine.
« Peut-être que ce communiqué aurait été plus faible si les Américains avaient essayé de le modifier en grande partie. L’Afrique du Sud a donc fait du bon travail en réunissant les intérêts de nombreux horizons différents. »
Jonas Gahr Støre, Premier ministre norvégien
Malgré l’absence des États-Unis, Støre a souligné que le sommet du G20 restait significatif.
Quatre-vingts pour cent de l’économie mondiale était toujours représenté, a-t-il précisé.
Les États-Unis devraient accueillir le prochain sommet du G20 l’année prochaine, et Donald Trump envisage de l’organiser dans l’une de ses propriétés, notamment au Trump National Doral Miami.

ICI LA PROCHAINE FOIS : L’activité normale au Trump National Doral Miami est le golf. L’année prochaine, il y aura une réunion du G20.
Photo : AFP
Cependant, l’Afrique du Sud a rejeté une tentative américaine de déléguer la passation du « bâton » à un responsable de bas niveau, la jugeant insultante.
Un porte-parole de la présidence sud-africaine a déclaré qu’une telle démarche aurait été un manque de respect.
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Publié
23 novembre 2025, à 15h39
Mis à jour
23 novembre 2025, à 15h57