Publié le 26 octobre 2023 16:52:00. Les stagiaires comptables en Irlande bénéficieront désormais de plus de liberté dans leur recherche d’emploi, après un assouplissement des règles imposant l’autorisation de leur employeur actuel avant de postuler à d’autres offres. Cette modification intervient suite à une intervention de l’autorité de la concurrence.
- La Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (CCPC) a soulevé des inquiétudes quant à l’impact de la politique précédente sur la concurrence.
- Le Chartered Accountants Ireland (CAI) a accepté de modifier ses règles, l’autorisation de l’employeur n’étant désormais requise qu’après l’acceptation d’un nouveau poste.
- La CCPC se dit satisfaite de la réponse du CAI et considère l’affaire comme close, tout en appelant d’autres organismes professionnels à revoir leurs politiques.
La politique précédente du Chartered Accountants Ireland (CAI) imposait aux stagiaires comptables d’obtenir l’accord écrit de leur employeur avant même de se présenter à un entretien d’embauche pour un autre poste. Les employeurs potentiels étaient également tenus de vérifier que cette autorisation avait bien été obtenue. Cette exigence, jugée trop restrictive, a été remise en question suite à une plainte déposée en juin dernier.
La Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (CCPC) a exprimé ses préoccupations, estimant que cette règle “pourrait restreindre la concurrence pour les stagiaires en comptabilité et risquerait d’enfreindre le droit de la concurrence”. Après des discussions constructives avec le CAI, l’organisme a finalement accepté de modifier sa politique.
Selon les nouvelles règles, l’approbation de l’employeur actuel ne sera plus nécessaire avant qu’un stagiaire n’ait accepté une nouvelle offre d’emploi et soit prêt à effectuer une transition. Le CAI a également mis en place une procédure de recours pour les éventuels problèmes liés aux transferts de contrats de formation.
La CCPC estime que cette révision permettra aux stagiaires d’avoir “plus de liberté et de flexibilité” dans leur recherche d’emploi. Elle souligne que le changement “supprime un obstacle important à la concurrence tout en maintenant des exigences proportionnées, telles que garantir que les stagiaires satisfont à toutes les exigences de formation en suspens avant de les transférer et résoudre les obligations telles que le remboursement des frais couverts par leur entreprise d’origine”.
Craig Whelan, directeur de l’Antitrust à la CCPC, s’est félicité de “l’engagement constructif et opportun du CAI pour répondre à nos préoccupations en matière de concurrence”. Il a souligné que les restrictions sur le marché du travail sont de plus en plus surveillées par les autorités de la concurrence à l’échelle mondiale.
« Les restrictions anticoncurrentielles ne nuisent pas seulement aux salariés, elles peuvent nuire à l’économie dans son ensemble en freinant la croissance de la productivité et en étouffant l’innovation qui survient lorsque de nouvelles personnes apportent de nouvelles idées dans les organisations. »
Craig Whelan, directeur de l’Antitrust à la CCPC
Le CAI a confirmé avoir mis à jour ses directives suite à cet “engagement très constructif” avec la CCPC. L’organisme précise que sa politique initiale visait à “maintenir l’intégrité du système de contrats de formation et maintenir la confiance entre toutes les parties impliquées”. Il reconnaît toutefois que l’autorisation était généralement demandée au stade de l’offre d’emploi et a adapté ses directives en conséquence.
Le CAI insiste sur le fait que ce “changement mineur” témoigne de son engagement à soutenir la mobilité des étudiants, tout en préservant les intérêts de toutes les parties prenantes. Selon l’organisme, le contrat de formation reste une “relation importante entre les employeurs et les stagiaires comptables agréés”, et se poursuit dans la grande majorité des cas jusqu’à l’obtention du diplôme.
Cette année, le CAI a admis plus de 1 200 nouveaux professionnels parmi ses membres, soulignant leur contribution future aux économies et aux sociétés.
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