Publié le 28 novembre 2025 à 01h28. L’ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett a fait l’objet d’une demande d’arrestation au Brésil, déposée par un institut pro-palestinien, alors qu’il devait se rendre à São Paulo. Cette initiative s’appuie sur des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
- L’Institut Brésil-Palestine (IBRASPAL) a officiellement demandé à la justice fédérale brésilienne l’arrestation de Naftali Bennett à son arrivée à São Paulo.
- La demande est fondée sur des accusations de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide commis contre des civils palestiniens, notamment dans la bande de Gaza.
- IBRASPAL estime que le droit brésilien permet de poursuivre des individus soupçonnés de tels crimes, même s’ils ne sont pas brésiliens.
L’ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett était attendu hier à São Paulo pour participer à un événement organisé au Club Hebraica, un centre communautaire juif brésilien. Cependant, sa visite pourrait être compromise par la demande d’arrestation déposée par l’Institut Brésil-Palestine (IBRASPAL) auprès de la justice fédérale.
Selon Ahmed Shahada, président de l’IBRASPAL, l’entrée de Bennett sur le territoire brésilien offre une opportunité juridique de lancer des poursuites.
« L’entrée de Bennett sur le territoire brésilien ouvre une fenêtre juridique claire qui permet à l’État d’engager des poursuites judiciaires si les soupçons concernant son implication dans de graves crimes internationaux sont confirmés. »
Ahmed Shahada, président de l’IBRASPAL
Il souligne que la législation brésilienne, notamment l’incorporation des Conventions de Genève et du Statut de Rome, confère aux autorités judiciaires le pouvoir d’enquêter et de poursuivre de telles affaires.
L’IBRASPAL justifie sa démarche en invoquant l’engagement du Brésil à poursuivre les crimes internationaux majeurs.
« Les fondements juridiques de la demande d’arrestation reposent sur l’engagement du Brésil à poursuivre les crimes internationaux majeurs dans le cadre de son cadre législatif. »
Ahmed Shahada, président de l’IBRASPAL
L’institut affirme que la législation nationale permet d’ouvrir des enquêtes contre toute personne entrant dans le pays et soupçonnée d’avoir commis des crimes graves.