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Duduzile Zuma-Sambudla : La fille de l’ancien dirigeant sud-africain a été accusée d’avoir incité les gens à se battre pour la Russie. Voici ce que nous savons

Publié le 5 décembre 2025 à 05h32. Des accusations graves pèsent sur Duduzile Zuma-Sambudla, fille de l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, soupçonnée d'avoir contribué à envoyer des citoyens sud-africains combattre aux côtés de la Russie en Ukraine, dans…

Duduzile Zuma-Sambudla : La fille de l’ancien dirigeant sud-africain a été accusée d’avoir incité les gens à se battre pour la Russie. Voici ce que nous savons

Publié le 5 décembre 2025 à 05h32. Des accusations graves pèsent sur Duduzile Zuma-Sambudla, fille de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, soupçonnée d’avoir contribué à envoyer des citoyens sud-africains combattre aux côtés de la Russie en Ukraine, dans des conditions potentiellement illégales et dangereuses.

  • Duduzile Zuma-Sambudla est accusée par sa demi-sœur d’avoir incité au moins 17 Sud-Africains à rejoindre les forces russes en Ukraine.
  • Une enquête sud-africaine est en cours pour déterminer comment ces hommes se sont retrouvés dans la région du Donbass, après avoir lancé des appels à l’aide pour rentrer chez eux.
  • L’affaire met en lumière le recrutement croissant de ressortissants africains par l’armée russe, confrontée à une pénurie de troupes.

L’affaire prend une tournure familiale amère, Nkosazana Zuma-Mncube, la demi-sœur de Duduzile Zuma-Sambudla, ayant déposé une plainte pénale contre elle. Cette plainte fait suite à la découverte par les autorités sud-africaines que 17 de leurs citoyens étaient piégés dans la région ukrainienne du Donbass, déchirée par la guerre, et suppliaient de rentrer chez eux. Selon les informations disponibles, ces hommes auraient été attirés en Russie sous prétexte de contrats de travail lucratifs.

Duduzile Zuma-Sambudla, 43 ans, est l’une des nombreuses enfants de Jacob Zuma. Elle est une fervente partisane du président russe Vladimir Poutine et a régulièrement exprimé son admiration pour lui sur les réseaux sociaux. Elle a récemment démissionné de son poste au Parlement, où elle représentait le parti uMkhonto weSizwe, fondé par son père.

Selon les autorités sud-africaines, les hommes ont été « incités à rejoindre les forces mercenaires impliquées dans la guerre Ukraine-Russie sous prétexte de contrats de travail lucratifs ». Le gouvernement sud-africain a révélé le mois dernier qu’une enquête était en cours pour comprendre les circonstances de leur enrôlement.

Duduzile Zuma-Sambudla a nié les accusations portées contre elle. Dans un affidavit déposé auprès de la police et rapporté par le Daily News, elle affirme avoir été induite en erreur par un individu nommé « Khoza », qui lui avait présenté un programme de formation paramilitaire en Russie comme une opportunité légitime et non impliquant de combats. Elle a déclaré avoir elle-même suivi cette formation pendant un mois, sans être confrontée à des situations de combat, et avoir ensuite recommandé le programme à 22 autres personnes, dont des membres de sa famille.

Selon ses déclarations, sur les 22 personnes qui ont voyagé en Russie, 17 Sud-Africains seraient désormais déployés dans le nord de Donetsk au sein des forces russes. L’Alliance démocratique, un parti politique sud-africain, a déposé des accusations criminelles contre elle après avoir pris contact avec les familles des hommes concernés.

La police sud-africaine a annoncé qu’elle enquêtait pour déterminer si une activité criminelle, y compris un éventuel trafic d’êtres humains, un recrutement illégal, une exploitation ou une fraude, avait contribué au déplacement de ces individus vers la zone de conflit.

Cette affaire intervient alors que d’autres pays africains, comme le Kenya, sont confrontés à des problèmes similaires. Les autorités kényanes s’efforcent de sécuriser la libération de plus de 200 de leurs ressortissants impliqués dans le conflit russo-ukrainien. Le Star a récemment rapporté le décès d’un Kényan combattant pour la Russie en Ukraine, un mois seulement après son arrivée pour un emploi de chauffeur.

Selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha, plus de 1 400 citoyens de 36 pays africains se battraient actuellement aux côtés de la Russie en Ukraine. Il a déclaré que la plupart d’entre eux étaient envoyés dans des « attaques de viande » où ils étaient rapidement tués.

Les agences de renseignement occidentales estiment que le Kremlin a subi plus d’un million de victimes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022, dont plus de 250 000 morts. Le ministère britannique de la Défense estime qu’environ 1 000 soldats russes sont tués ou blessés chaque jour.

Les autorités russes ont nié avoir fait pression sur des étrangers pour qu’ils s’enrôlent dans leur armée. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a déclaré lors d’une conférence de presse que la Russie n’avait aucune information sur les ressortissants sud-africains et n’avait reçu aucune communication du gouvernement sud-africain à ce sujet. Elle a ajouté que Moscou serait prêt à examiner toute demande de Pretoria.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.