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Acteur de l’intégration européenne des pays des Balkans occidentaux : le ministre des Affaires étrangères Meinl-Reisinger vous invite à une réunion à Vienne le 4 décembre – BMEIA

Publié le 5 décembre 2025 09:57:00. La ministre autrichienne des Affaires étrangères a réuni à Vienne ses homologues des Balkans occidentaux et des pays partenaires pour discuter de l'accélération de leur intégration européenne, un enjeu crucial pour la…

Publié le 5 décembre 2025 09:57:00. La ministre autrichienne des Affaires étrangères a réuni à Vienne ses homologues des Balkans occidentaux et des pays partenaires pour discuter de l’accélération de leur intégration européenne, un enjeu crucial pour la stabilité et la prospérité du continent.

  • L’Autriche plaide pour une intégration progressive des pays des Balkans occidentaux dans les politiques de l’UE, avant l’adhésion complète.
  • Des progrès concrets ont déjà été réalisés, notamment dans le domaine des paiements transfrontaliers avec l’Albanie, le Monténégro et la Macédoine du Nord.
  • Le renforcement de la résilience face aux menaces hybrides et la sécurité énergétique ont également été au cœur des discussions.

L’Autriche a pris l’initiative de créer en 2023 le Groupe des amis des Balkans occidentaux, composé de l’Autriche, de la Grèce, de l’Italie, de la Croatie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la République tchèque. Ce groupe a pour objectif de promouvoir l’intégration des pays des Balkans occidentaux dans divers domaines politiques de l’Union européenne, en vue d’une adhésion à terme. La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a participé à la réunion de Vienne le 4 décembre 2025.

« Nous continuons de plaider systématiquement en faveur d’une perspective crédible d’adhésion à l’UE pour les États des Balkans occidentaux. L’intégration progressive est un instrument efficace pour faire en sorte que les avantages de l’UE soient visibles dans la vie quotidienne de la population de ces pays, avant même l’adhésion complète. Ensemble, les Amis des Balkans occidentaux restent les pionniers de l’élargissement de l’UE », a souligné la ministre des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger à l’approche de cette rencontre.

Des avancées notables ont déjà été obtenues grâce à l’impulsion du Groupe des Amis. L’Albanie, le Monténégro et la Macédoine du Nord ont pleinement intégré l’espace unique européen de paiement (SEPA) début octobre, facilitant, accélérant et réduisant le coût des transferts d’euros pour les citoyens et les entreprises. Le ministre Meinl-Reisinger insiste sur la nécessité de poursuivre cette voie et de l’étendre à d’autres secteurs.

Pour l’Autriche, le rapprochement des pays des Balkans occidentaux avec l’UE représente un atout majeur, compte tenu des liens économiques étroits qui les unissent. Au-delà des bénéfices économiques, cette intégration est perçue comme un facteur de sécurité et de stabilité pour l’ensemble de l’Europe. Selon la ministre, une intégration rapide est le meilleur moyen de contrer les menaces sécuritaires dans la région et de promouvoir la sécurité et la stabilité.

« L’intégration des Balkans occidentaux signifie une croissance des marchés de vente, une plus grande sécurité de planification et une meilleure protection des investissements pour les entreprises autrichiennes. L’Autriche est déjà l’un des plus grands investisseurs dans la région. Dans le même temps, les États des Balkans occidentaux en profitent. Il s’agit d’une situation classique gagnant-gagnant – économiquement et en termes de politique de sécurité. »

Beate Meinl-Reisinger, ministre des Affaires étrangères

La réunion a également été l’occasion d’aborder le renforcement de la résilience de la région face aux menaces hybrides et aux ingérences extérieures. La participation des États des Balkans occidentaux au Bouclier démocratique européen a été discutée dans ce contexte. Dans un document commun, baptisé « Appel de Vienne », tous les participants se sont engagés à renforcer leur coopération en matière de politique étrangère et de sécurité commune.

La sécurité énergétique de l’Europe a occupé une place centrale dans les échanges. L’urgence d’une transition vers des systèmes énergétiques résilients a été soulignée, le ministre des Affaires étrangères rappelant que la question énergétique est intrinsèquement liée à la politique de sécurité. Artur Lorkowski, directeur du Secrétariat de la Communauté de l’énergie, basé à Vienne, a participé aux discussions pour approfondir la coopération dans le domaine énergétique, notamment en ce qui concerne l’adhésion des États des Balkans occidentaux au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACB). Ce mécanisme, une sorte de tarif climatique européen, vise à garantir que les produits importés supportent les mêmes coûts carbone que ceux fabriqués au sein de l’UE.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.