Une nouvelle réglementation en Floride, entrée en vigueur le 1er octobre 2025, surprend les automobilistes : il ne s’agit pas d’excès de vitesse ou de feux rouges grillés, mais de l’apparence de leurs plaques d’immatriculation. Les autorités durcissent les règles concernant tout ce qui pourrait masquer ou altérer la visibilité des plaques.
À retenir
- Dès le 1er octobre 2025, masquer une plaque d’immatriculation, même partiellement, est passible d’une amende de 500 $ (environ 460 €) ou de 60 jours de prison.
- Les cadres décoratifs, les protections teintées, les revêtements réfléchissants et même certains modèles installés par les concessionnaires sont désormais interdits.
- Cette loi vise à faciliter l’identification des véhicules dans le cadre d’enquêtes criminelles et à lutter contre la fraude aux péages.
Contexte
Les forces de l’ordre et les agences de péage floridiennes se plaignaient depuis des années de la difficulté à identifier les véhicules dont les plaques étaient masquées. Cette situation entravait les enquêtes criminelles et favorisait l’évasion des automobilistes fraudeurs. La nouvelle loi, issue du projet de loi 253 et modifiant l’article 320.061 de la législation de l’État, vise à mettre fin à ce problème en imposant une visibilité totale des plaques d’immatriculation.
Ce qui change
La loi considère désormais comme une infraction de deuxième degré le fait de masquer une plaque d’immatriculation de quelque manière que ce soit. Cela inclut l’utilisation de couvre-plaques en plastique teinté ou fumé, de cadres décoratifs qui cachent une partie des chiffres, des lettres ou du nom de l’État, de sprays, de films ou de revêtements réfléchissants, de lumières LED ou d’accessoires qui déforment la visibilité, ainsi que des dispositifs mécaniques permettant de dissimuler ou de rétracter la plaque. Même les cadres installés par les concessionnaires, s’ils recouvrent une partie de la bordure de la plaque ou du nom de l’État, peuvent constituer une infraction.
Les sanctions sont lourdes : conduire avec une plaque masquée est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 60 jours de prison ou d’une amende de 500 $. La fabrication ou la vente de dispositifs de blocage de plaques est un délit de premier degré, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison. L’utilisation d’un dispositif masquant les plaques lors de la commission d’un crime ou d’une fuite après un crime est qualifiée de crime de troisième degré, passible de cinq ans de prison.
Seuls les cadres fins standards, qui ne recouvrent ni les chiffres, ni les lettres, ni la vignette d’immatriculation, ni le nom de l’État, ni aucune partie de la bordure de la plaque, sont autorisés. Le moindre chevauchement sur le motif de la plaque peut être considéré comme illégal.
Prochaines étapes
Les automobilistes sont invités à retirer immédiatement tout dispositif susceptible de masquer ou d’altérer la visibilité de leur plaque d’immatriculation. Il est recommandé de privilégier des plaques dégagées, non revêtues et entièrement visibles, avec des cadres minimalistes qui laissent chaque mot, chiffre et bordure entièrement exposés.
Chiffres clés
| Amende maximale pour plaque masquée | 500 $ (environ 460 €) |
|---|---|
| Peine maximale pour fabrication/vente de dispositifs de blocage | 1 an de prison |
| Peine maximale pour utilisation d’un dispositif de blocage lors d’un crime | 5 ans de prison |
Sources
Loi de l’État de Floride 320.061, projet de loi 253.
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