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Éloge du cessez-le-feu à Gaza de la part de l’ambassadeur américain à Ankara : nous n’en serions pas là si la Turquie n’était pas intervenue

Publié le 7 décembre 2025 à 19h26. L'ambassadeur américain à Ankara a souligné le rôle crucial de la Turquie dans la conclusion du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, tout en critiquant l'approche traditionnelle de l'Occident au Moyen-Orient.…

Éloge du cessez-le-feu à Gaza de la part de l’ambassadeur américain à Ankara : nous n’en serions pas là si la Turquie n’était pas intervenue

Publié le 7 décembre 2025 à 19h26. L’ambassadeur américain à Ankara a souligné le rôle crucial de la Turquie dans la conclusion du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, tout en critiquant l’approche traditionnelle de l’Occident au Moyen-Orient.

  • La Turquie a joué un rôle déterminant dans l’obtention du cessez-le-feu et de la libération des otages, selon l’ambassadeur américain Tom Barrack.
  • Le Qatar, avec le Premier ministre Cheikh Mohammed bin Abdurrahman Al Thani en tête, a également été essentiel pour maintenir le dialogue avec le Hamas.
  • Tom Barrack estime que l’Occident a commis des erreurs en imposant ses modèles à la région, plutôt que de laisser les pays du Moyen-Orient évoluer naturellement.

Lors d’un panel organisé à Doha, dans le cadre du 23e Forum de Doha (dont l’Agence Anadolu est le partenaire mondial de communication), l’ambassadeur américain à Ankara et représentant spécial pour la Syrie, Tom Barrack, a mis en avant l’importance de l’intervention turque dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Il a affirmé que sans l’engagement de la Turquie, critiquée pour maintenir un dialogue avec le Hamas, la situation actuelle n’aurait pas été possible.

« Si la Turquie, qui a été critiquée pour la poursuite du dialogue avec le Hamas, n’était pas intervenue, nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui. »

Tom Barrack, ambassadeur américain à Ankara et représentant spécial pour la Syrie

Barrack a également souligné le rôle central du Qatar dans ce processus de négociation. Il a précisé que le Premier ministre qatari et ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed bin Abdurrahman Al Thani, avec le soutien de l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamed Al Thani, a été la figure clé pour maintenir les canaux de communication ouverts avec le Hamas.

Au-delà de la situation immédiate, l’ambassadeur a critiqué l’approche occidentale traditionnelle au Moyen-Orient, estimant qu’elle avait souvent été contre-productive. Il a évoqué les accords Sykes-Picot comme un exemple de décisions imposées à la région, qui ont contribué aux problèmes actuels.

« L’Occident n’a pas fait un très bon travail en guidant cette région ou en fournissant une architecture d’ordre. Depuis Sykes-Picot, presque toutes les décisions que l’Occident a imposées à la région plutôt que de permettre à la région de se développer par elle-même ont été une erreur, et nous en subissons aujourd’hui les conséquences. »

Tom Barrack, ambassadeur américain à Ankara et représentant spécial pour la Syrie

Barrack a indiqué que l’administration Trump avait tiré des leçons du passé, en particulier des interventions occidentales dans les coups d’État et les changements de régime depuis la Seconde Guerre mondiale. Il a souligné que la question du Moyen-Orient est avant tout une question de leadership, et non de fédéralisme, de démocratie ou de centralisation.

Concernant la Syrie, Barrack a salué les efforts du président Bachar el-Assad pour intégrer les différentes communautés du pays, gérer les camps de réfugiés, démanteler les groupes de combattants étrangers et traiter de la question des armes chimiques. Il a déclaré que la contribution américaine à la reconstruction de la Syrie sera « très différente de ce qu’elle a été dans le passé », en privilégiant le soutien et l’encouragement plutôt que l’intervention directe.

Il a insisté sur la nécessité de laisser la Syrie définir son propre système politique, sans imposer de modèles occidentaux. Il a suggéré que le modèle de la « monarchie bienveillante » pourrait être plus adapté à la région qu’une démocratie parlementaire, qui, selon lui, a souvent conduit à la paralysie en Irak et en Libye.

« Partout lorsque l’Occident voulait un dialogue parlementaire, le résultat était toujours la paralysie. »

Tom Barrack, ambassadeur américain à Ankara et représentant spécial pour la Syrie

Barrack a conclu en soulignant que la résolution des conflits au Moyen-Orient est un processus de longue haleine, qui nécessitera de la patience et une approche pragmatique, axée sur des « petits pas » plutôt que sur des objectifs ambitieux à court terme.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.