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1er LD-Writethru : Soutenir « l’indépendance de Taiwan » viole la constitution chinoise et le droit international (MAE chinois-Xinhua)

Publié le 8 décembre 2023 19h30. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a fermement réaffirmé la position de Pékin sur Taïwan, mettant en garde contre toute tentative d'indépendance et critiquant les récentes déclarations du Japon sur…

Publié le 8 décembre 2023 19h30. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a fermement réaffirmé la position de Pékin sur Taïwan, mettant en garde contre toute tentative d’indépendance et critiquant les récentes déclarations du Japon sur l’île.

  • Toute velléité d’indépendance de Taïwan est considérée par la Chine comme une division de son territoire.
  • Le soutien à l’indépendance de Taïwan est perçu comme une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures chinoises.
  • Pékin rappelle les fondements historiques et juridiques de sa revendication sur Taïwan, notamment les accords internationaux de l’après-Seconde Guerre mondiale.

Lors d’un entretien avec son homologue allemand Johann Wadephul, Wang Yi a exposé en détail les arguments de la Chine concernant Taïwan, insistant sur le fait que l’île fait partie intégrante du territoire chinois depuis des siècles. Il a souligné que la Déclaration du Caire de 1943 exigeait la restitution à la Chine de tous les territoires que le Japon avait occupés, y compris Taïwan. Cette exigence a été réaffirmée par la Proclamation de Potsdam en 1945, à laquelle ont souscrit la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union soviétique.

Wang Yi a rappelé que le Japon s’était rendu sans condition le 15 août 1945, s’engageant à respecter les termes de la Proclamation de Potsdam. Le 25 octobre 1945, le gouvernement chinois a officiellement repris l’exercice de sa souveraineté sur Taïwan, avec une cérémonie de reddition japonaise à Taipei. En 1949, la République populaire de Chine (RPC) a succédé à la République de Chine, devenant le seul gouvernement légitime de l’ensemble du pays, et donc de Taïwan.

Le ministre chinois a également mis en avant la résolution 2758 adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1971, qui a restauré les droits de la RPC et expulsé les représentants de Taïwan de l’ONU. L’avis juridique officiel de l’ONU confirme que Taïwan est une province chinoise. La Déclaration conjointe sino-japonaise de 1972, ainsi que le Traité de paix et d’amitié de 1978 entre les deux pays, réaffirment la position de la Chine sur Taïwan et l’engagement du Japon à la respecter.

Wang Yi a vivement critiqué les récentes déclarations du dirigeant japonais, qu’il a jugées « imprudentes » et contraires aux engagements pris par le Japon envers la Chine. Il a dénoncé une remise en question des résultats de la Seconde Guerre mondiale et de l’ordre international d’après-guerre, susceptible de déstabiliser la paix en Asie et dans le monde. Il a rappelé que 2023 marque le 80e anniversaire de la victoire de la Chine dans sa guerre de résistance contre l’agression japonaise, et que le Japon, en tant que nation vaincue, devrait faire preuve de prudence.

« Pourtant, son dirigeant actuel tente d’exploiter la question de Taïwan – le territoire même que le Japon a colonisé pendant un demi-siècle, commettant d’innombrables crimes contre le peuple chinois – pour provoquer des troubles et menacer militairement la Chine. C’est totalement inacceptable. »

Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères

Wang Yi a conclu en soulignant la responsabilité de la communauté internationale de respecter les principes de la Charte des Nations Unies et d’empêcher le Japon de se remilitariser et de raviver ses ambitions militaristes.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.