Publié le 15 décembre 2023 08h16:00. Les entreprises italiennes investissant dans des Zones Logistiques Simplifiées (ZLS) bénéficieront d’un avantage fiscal complet, contrairement à celles des Zones Économiques Spéciales (ZES) qui verront leur crédit d’impôt réduit, une décision suscitant l’inquiétude des acteurs économiques.
- Les ZLS ont été privilégiées par rapport aux ZES, avec un taux de crédit d’impôt de 100 % contre 60 % pour les ZES.
- La forte demande pour les ZES a conduit à l’application d’un coefficient d’attribution, réduisant significativement le montant du crédit d’impôt pour les entreprises.
- Le secteur de la pêche et de l’aquaculture est le seul à bénéficier d’un crédit d’impôt à 100 % pour les ZES, tandis que l’agriculture ne reçoit que 15,2538 %.
L’Agence des Recettes a annoncé le 12 décembre les pourcentages du crédit d’impôt disponibles pour les investissements réalisés dans les Zones Économiques Spéciales (ZES) et les Zones Logistiques Simplifiées (ZLS). Cette annonce a révélé un écart significatif : les ZLS conservent un avantage fiscal total, tandis que les ZES voient leur incitation fiscale réduite à 60 %. Ce changement de politique est une conséquence directe de la forte affluence des demandes pour les ZES.
En raison de cette demande exceptionnellement élevée, un coefficient d’attribution a été mis en place, impactant directement le pourcentage du crédit d’impôt dû. Concrètement, pour les petites entreprises, le taux de remboursement est passé de 60 % à 36,2 %, de 50 % à 30,1 % pour les moyennes entreprises, et de 40 % à 24,15 % pour les grandes entreprises. Les entreprises constatent ainsi que les remboursements sont inférieurs au crédit d’impôt antérieur à la création des ZES.
L’autre aspect
La situation est particulièrement préoccupante pour le secteur de la production primaire de produits agricoles et forestiers, qui ne bénéficie que d’un crédit d’impôt de 15,2538 %. Ce pourcentage, déjà limité, est affecté par les contraintes budgétaires, réduisant encore davantage les avantages pour les entreprises du secteur. Pour les grandes entreprises agricoles, le taux de remboursement atteint 18,4805 %, une légère amélioration due aux différents régimes et plafonds d’aide.
Cependant, une exception notable existe : le secteur de la pêche et de l’aquaculture bénéficie d’un crédit d’impôt à 100 % du montant demandé. Cette situation témoigne d’une demande inférieure aux ressources disponibles, évitant ainsi toute réduction proportionnelle des fonds.
Le point de vue
Le monde des affaires du sud de l’Italie critique vivement cette décision, la qualifiant de pénalisation pour les entreprises qui ont réalisé des investissements conformément aux délais et aux programmes établis, dans le but de développer le territoire et de créer des emplois. En Italie, 10 493 demandes d’accès au crédit d’impôt ont été enregistrées, dont 1 340 en Pouilles (340 pour les grandes entreprises, 820 pour les moyennes et 180 pour les micro-entreprises), pour un montant total de plus de 235 millions d’euros. Ces entreprises verront désormais leurs prestations réduites, conformément aux tableaux publiés par l’Agence des Recettes.
Cette situation est perçue comme une dérision, car l’attrait de cet instrument financier pour les entreprises du Sud entraîne un effet pénalisant sur le bénéfice final, en raison de l’insuffisance des ressources par rapport au volume global des candidatures. En élargissant le nombre de bénéficiaires, le gouvernement a finalement pénalisé l’ensemble des entreprises, créant une sorte de nivellement par le bas.
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