Donald Trump a dressé un bilan de son retour à la Maison Blanche, affirmant avoir redressé un pays qu’il décrit comme ayant été « ridiculisé » sur la scène internationale. Le président américain a également défendu son approche protectionniste, notamment l’utilisation des droits de douane, tout en se présentant comme un artisan de la paix mondiale.
Dans son discours prononcé ce mercredi 17 décembre, le président Trump a insisté sur les améliorations économiques constatées sous son administration. Il a affirmé que « les salaires augmentent plus vite que l’inflation » aux États-Unis et que le prix de l’essence est tombé à 2,50 dollars le gallon (environ 2,30 euros). Il a également mis en avant une supposée amélioration de la situation sécuritaire, accusant l’administration précédente de Joe Biden d’avoir « inondé » les villes américaines de migrants et libéré des criminels dangereux.
Sur le plan international, le président a revendiqué avoir résolu « huit guerres en huit mois » et « détruit la menace nucléaire en Iran », apportant, selon ses dires, « la paix au Moyen-Orient » pour la première fois depuis des millénaires. Il a également évoqué une tension croissante avec le Venezuela, dont le gouvernement a demandé une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU en raison de « l’agression continue » des États-Unis. Une réunion est prévue mardi prochain, selon un diplomate de l’ONU.
Donald Trump a également souligné son attachement aux droits de douane, qualifiant ce terme de son « mot préféré ». Il a défendu leur utilisation comme un outil géopolitique, affirmant qu’ils avaient incité de nombreuses entreprises à revenir aux États-Unis après avoir été utilisés contre le pays pendant des années.
Le discours intervient alors que les Américains s’inquiètent de la situation économique et que le Parti républicain se prépare à des élections de mi-mandat potentiellement difficiles l’année prochaine. Le président avait anticipé que le message central de son allocution serait le suivant : « nous avons hérité d’un désastre et nous avons fait un excellent travail et nous continuerons de le faire. Et notre pays sera plus fort que jamais ». Il a débuté son discours en critiquant sévèrement la gestion de l’éducation, de la sécurité et de la lutte contre le trafic de drogue par l’administration Biden, assurant qu’il avait accompli « ce que tout le monde pensait impossible ».
Le Venezuela a formellement demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de se réunir pour discuter de ce qu’il qualifie de « poursuite de l’agression américaine », comme l’indique une lettre consultée par l’agence Reuters.
À retenir
- Donald Trump a présenté un bilan positif de son administration, mettant en avant des améliorations économiques et sécuritaires.
- Le président a défendu l’utilisation des droits de douane comme un outil géopolitique.
- Le Venezuela a demandé une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU en raison des tensions avec les États-Unis.
Contexte
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a été marqué par une reprise de politiques protectionnistes et une rhétorique nationaliste. Sa première administration avait déjà mis en place des droits de douane sur de nombreux produits importés, suscitant des tensions commerciales avec plusieurs pays. Sa relation avec le Venezuela, déjà tendue, s’est encore dégradée après qu’il ait qualifié le gouvernement de Nicolás Maduro d’« organisation terroriste » et annoncé un « blocus total ».
Ce qui change
Les droits de douane imposés par l’administration Trump pourraient avoir des conséquences sur le commerce international et les relations diplomatiques. La tension avec le Venezuela pourrait s’intensifier, avec des implications potentielles pour la stabilité régionale et l’approvisionnement en énergie.
Prochaines étapes
Il faudra surveiller l’évolution de la situation au Venezuela et la réaction de la communauté internationale à la demande de réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Les élections de mi-mandat de l’année prochaine pourraient également influencer la politique intérieure et étrangère de l’administration Trump.
Chiffres clés
- Prix de l’essence : 2,50 dollars le gallon (environ 2,30 euros)