L’argent continue de défier les prévisions, maintenant un cours stable au-dessus de 60 dollars l’once (environ 55 euros) et préparant le terrain pour de nouveaux gains potentiels. Cette résilience s’explique par un contexte économique incertain, marqué par un marché du travail qui se refroidit et des anticipations de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis.
Les données économiques à venir, notamment l’indice des prix à la consommation (IPC) qui sera publié aujourd’hui, seront scrutées à la loupe. Les analystes prévoient une inflation annuelle de 3,1 %, ce qui confirmerait une tendance à la hausse des prix. La question demeure de savoir si la Réserve fédérale (Fed) maintiendra sa politique monétaire actuelle face à cette pression inflationniste.
Bien que l’inflation rebondisse, la Fed doit également tenir compte de la santé du marché du travail. Les chiffres récents, y compris les révisions des données antérieures, indiquent un affaiblissement des conditions d’emploi, avec un taux de chômage en hausse. Cette situation pourrait inciter la Fed à envisager des baisses de taux d’intérêt afin de soutenir l’activité économique.
Les marchés anticipent actuellement au moins deux baisses de taux de 25 points de base au cours de l’année prochaine. La probabilité que la Fed ne modifie pas ses taux lors de sa prochaine réunion est estimée à moins de 73 %. Une baisse des rendements des obligations américaines et un dollar américain plus faible contribuent également à un environnement favorable à la hausse des prix de l’argent.
Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d’État américaines à 2 ans évoluent dans une fourchette de consolidation depuis septembre. Cependant, le seuil inférieur de cette fourchette, autour de 3,45 %, est soumis à une pression baissière. Une cassure de ce seuil pourrait entraîner une chute des rendements en dessous de 3 %. À l’inverse, un franchissement de la ligne de tendance baissière pourrait les propulser vers 4,10 %.
En ce qui concerne l’argent, la forte demande actuelle limite les baisses de prix. Les investisseurs pourraient donc considérer les niveaux de 65 dollars l’once (environ 59 euros) comme un point d’entrée potentiel pour des positions d’achat, dans l’optique d’une poursuite de la hausse vers 70 dollars l’once (environ 64 euros). Un repli en dessous des niveaux actuels pourrait ouvrir la voie à un rebond plus large, avec un objectif de 60 dollars l’once.
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