Publié le 21 décembre 2025 à 22h48. Les tensions croissantes entre les États-Unis et le Venezuela, exacerbées par les divergences entre Donald Trump et Nicolás Maduro, suscitent des inquiétudes quant à une potentielle nouvelle vague migratoire en Amérique du Sud, tandis que la société civile vénézuélienne appelle à une préparation d’urgence.
- Plus de huit millions de Vénézuéliens ont déjà été contraints à l’exode en raison de la crise politique, sociale et économique de leur pays.
- L’organisation « Les Vénézuéliens à Barranquilla » appelle les pays voisins à se préparer à une possible augmentation du flux migratoire.
- La société civile vénézuélienne soutient les pressions exercées par l’administration Trump pour mettre fin à la dictature de Maduro.
La situation au Venezuela, marquée par une instabilité politique persistante et une crise humanitaire profonde, inquiète les pays limitrophes. Juan Carlos Viloria, vice-président de l’association « Les Vénézuéliens à Barranquilla », tire la sonnette d’alarme face à une possible escalade des tensions entre Washington et Caracas. Il estime qu’une aggravation de la situation pourrait provoquer une nouvelle vague de départs massifs de Vénézuéliens vers les pays voisins.
Selon les chiffres de « Les Vénézuéliens à Barranquilla », plus de huit millions de Vénézuéliens ont déjà quitté leur pays ces dernières années, fuyant les problèmes politiques, sociaux, économiques et humanitaires. L’organisation, officiellement enregistrée en 2018, œuvre pour l’intégration des migrants et des réfugiés vénézuéliens, notamment à Barranquilla, en Colombie, en leur offrant une assistance humanitaire, un accompagnement juridique et un accès à l’éducation et à l’emploi. Le site web de l’association détaille ses actions et ses programmes.
Juan Carlos Viloria a déclaré :
« C’est pourquoi je considère que, indépendamment de l’entrée ou non des États-Unis sur le territoire du Venezuela, de la Colombie, du Brésil, du Mexique, du Panama, du Pérou, de l’Équateur, de l’Argentine et du Chili, tous les pays devraient déjà rendre visible le plan d’urgence pour ce qui pourrait être une nouvelle vague migratoire. »
Juan Carlos Viloria, vice-président de « Les Vénézuéliens à Barranquilla »
L’organisation exprime également son soutien aux initiatives de Donald Trump visant à déstabiliser le régime de Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013. Viloria estime que toute action contribuant à la libération du Venezuela est légitime, dénonçant un régime qu’il qualifie de « groupe de mafieux, criminels et même meurtriers ». Il accuse Maduro et son entourage d’être impliqués dans le trafic de drogue et de graves violations des droits de l’homme.
« Nous, de la société civile, soutenons toute action qui mène à la libération du Venezuela de ce groupe de mafieux, criminels et même meurtriers qui, depuis plus de 30 ans, ont plongé dans la destruction un pays, l’un des plus riches du continent. »
Juan Carlos Viloria, vice-président de « Les Vénézuéliens à Barranquilla »
Malgré la violence potentielle liée aux actions de l’administration américaine, notamment la destruction de navires et de pétroliers vénézuéliens, Viloria insiste sur la nécessité de mettre fin à la dictature. Il se dit convaincu que la transition politique est en marche et que l’élection d’Edmundo González, avec María Corina Machado comme vice-présidente, est imminente.
L’organisation s’oppose également à toute forme de collaboration militaire entre la Colombie et le Venezuela, suite aux appels de Maduro à l’armée colombienne pour la défense commune face au déploiement militaire américain dans les Caraïbes. Viloria dénonce une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de la Colombie et une violation de sa souveraineté.
« Cela nous semble être l’une des ingérences les plus graves dans les affaires intérieures de la Colombie mais aussi une violation de l’autonomie et de la souveraineté que la Colombie possède sur son espace et aussi sur sa force publique. »
Juan Carlos Viloria, vice-président de « Les Vénézuéliens à Barranquilla »
Né à Caracas mais résidant à Barranquilla depuis 16 ans, Juan Carlos Viloria appelle les Colombiens à défendre leur souveraineté et à condamner les tentatives d’ingérence du régime vénézuélien. Il rappelle que Maduro est un fugitif de la justice, faisant l’objet d’une enquête de la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité.