Deux hommes ont été reconnus coupables ce mardi 23 décembre 2025 d’avoir comploté pour commettre un attentat antisémite de grande ampleur en Angleterre. Leur plan, inspiré par l’organisation terroriste État islamique, visait à tuer un maximum de personnes dans une attaque armée.
Walid S., 38 ans, et Ammar H., 52 ans, ont été identifiés comme des extrémistes islamistes déterminés à utiliser des armes automatiques pour cibler des membres de la communauté juive. Leur procès intervient dans un contexte de tensions accrues, une semaine seulement après une attaque meurtrière contre une synagogue de Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, en octobre 2025.
Selon Robert Potts, chef adjoint de la police antiterroriste dans le nord-ouest de l’Angleterre, l’exécution de ce complot aurait pu entraîner « l’une des attaques terroristes les plus dévastatrices » de l’histoire britannique, potentiellement la plus meurtrière. « Si leurs plans avaient été menés à bien, le bilan aurait été catastrophique », a-t-il déclaré.
L’enquête a révélé que Walid S. avait tenté d’importer clandestinement, via le port de Douvres en mai 2025, un arsenal comprenant deux fusils automatiques, un pistolet automatique et environ 200 cartouches de munitions. Il prévoyait d’acquérir deux fusils et un pistolet supplémentaires, et avait déjà amassé au moins 900 balles. Ses recherches d’armes s’étaient concentrées sur un informateur infiltré, Bassem Farouk.
Lors du procès, Walid S. a affirmé avoir participé au complot sous la contrainte, par crainte pour sa vie, tandis qu’Ammar H. s’est déclaré innocent. Ces affirmations n’ont pas été retenues par le jury.
Cette condamnation intervient quelques jours après une attaque à Sydney, en Australie, où 15 personnes ont perdu la vie lors d’une fusillade sur la plage de Bondi. L’organisation État islamique a revendiqué cette attaque comme une « source de fierté », suscitant des inquiétudes quant à une possible recrudescence de la violence inspirée par des groupes extrémistes.
Bien que l’organisation État islamique ait perdu le contrôle des territoires qu’elle occupait en Irak et en Syrie, les services de sécurité européens mettent en garde contre la résurgence de groupes affiliés à Al-Qaïda, qui cherchent à exporter la violence et à inciter à des attaques via Internet. La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a souligné la semaine dernière qu’il existait « des signes indiquant que certaines de ces menaces terroristes se réactivent ». Les procureurs ont quant à eux souligné que les deux hommes avaient « adopté les vues » de l’État islamique et étaient prêts à se sacrifier pour devenir des « martyrs ».
À retenir
- Deux hommes ont été reconnus coupables de complot terroriste visant la communauté juive en Angleterre.
- Le plan impliquait l’importation d’armes automatiques et visait à causer un maximum de victimes.
- Les services de sécurité européens mettent en garde contre la résurgence de l’idéologie extrémiste en ligne.
Contexte
L’attentat de Manchester et la fusillade de Sydney ont mis en évidence la persistance de la menace terroriste et la capacité des groupes extrémistes à inspirer des attaques, même à distance.
Ce qui change
Cette condamnation renforce la vigilance des forces de l’ordre et des services de renseignement britanniques face à la menace terroriste. Elle souligne également la nécessité de lutter contre la radicalisation en ligne et de prévenir la propagation de l’idéologie extrémiste.
Prochaines étapes
Les autorités britanniques devraient renforcer les mesures de sécurité autour des lieux de culte juifs et intensifier la surveillance des activités en ligne liées à l’extrémisme.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’accusés reconnus coupables | 2 |
| Nombre de cartouches de munitions prévues | 900+ |
| Nombre de victimes à Sydney | 15 |