Publié le 2024-02-29 14:35:00. Au cœur du désert du Karakoum, au Turkménistan, le cratère de Darwaza, surnommé les « Portes de l’Enfer », pourrait s’éteindre naturellement après plus de cinquante ans de flammes ininterrompues, un phénomène qui attire les scientifiques et les touristes du monde entier.
- Les flammes du cratère de Darwaza, allumées accidentellement en 1971 lors de forages soviétiques, diminuent progressivement d’intensité.
- Des micro-organismes capables de survivre à des températures élevées ont été découverts près du cratère, suscitant l’intérêt des chercheurs en extrémophilie.
- Les autorités turkmènes envisagent depuis longtemps d’éteindre le cratère pour des raisons écologiques et économiques, mais son extinction pourrait se produire d’elle-même.
Le spectacle fascinant des « Portes de l’Enfer », un cratère de 60 à 70 mètres de diamètre et d’une profondeur de 30 mètres, est le résultat d’un accident survenu lors de l’ère soviétique. En 1971, des géologues, en forant à la recherche de gaz naturel près du village de Darwaza, ont percé une poche souterraine, provoquant son effondrement et la libération de gaz. Pour éviter la propagation de ces gaz toxiques, ils ont pris la décision de l’enflammer, pensant que le feu s’éteindrait rapidement. Contre toute attente, les flammes brûlent depuis lors sans discontinuer, transformant le cratère en une attraction touristique majeure du Turkménistan.
Au-delà de son attrait visuel, le site suscite un intérêt scientifique particulier. Des chercheurs ont découvert à proximité des micro-organismes capables de prospérer dans des conditions extrêmes de chaleur, des extrémophiles. Ces organismes offrent des perspectives intéressantes pour la recherche sur la vie dans des environnements hostiles, y compris potentiellement en dehors de la Terre.
Cependant, la combustion continue du méthane représente un gaspillage de ressources précieuses et contribue aux émissions de gaz à effet de serre. Les autorités turkmènes ont donc envisagé à plusieurs reprises d’éteindre le cratère. Récemment, Irina Luryeva, directrice de la société énergétique nationale TurkmenGaz, a annoncé en juin que l’intensité des flammes avait triplé. Mais, paradoxalement, les observations récentes indiquent que les « Portes de l’Enfer » pourraient s’éteindre d’elles-mêmes, en raison de l’épuisement des réserves de gaz naturel et des modifications de la pression dans les gisements souterrains. Ce processus, bien que lent, pourrait marquer la fin naturelle de cette anomalie artificielle au Turkménistan.
Source : express.co.uk