Publié le 29 décembre 2025 à 12h07 (heure de La Mecque). Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est entretenu ce lundi avec l’ancien président américain Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride, alors que les divergences persistent sur la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu à Gaza et sur l’avenir de la région.
- La réunion, la cinquième entre les deux hommes sur le sol américain depuis le retour de Trump sur la scène politique, devrait aborder la formation d’une force internationale de stabilisation à Gaza et la mise en place d’un gouvernement palestinien technocratique.
- Les experts estiment que les positions divergentes de Netanyahu et de Trump, notamment sur le désarmement du Hamas, pourraient compromettre les perspectives d’une solution durable.
- Malgré les efforts diplomatiques, la situation à Gaza reste incertaine, avec un risque de stagnation prolongée et de nouvelles escalades.
La rencontre s’est déroulée au complexe Mar-a-Lago appartenant à Donald Trump à Palm Beach, en Floride. Bien que l’agenda précis de la réunion n’ait pas été divulgué, il est largement attendu que la mise en œuvre de la seconde phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza domine les discussions. Cette phase comprend des détails sur la formation d’une force internationale de stabilisation et la mise en place d’un gouvernement technocratique palestinien, ainsi que sur le Conseil de la paix dirigé par Trump.
La réunion intervient alors que les États-Unis cherchent à relancer le processus de paix israélo-palestinien, mais les divergences entre les deux dirigeants sont profondes. Trump, qui considère la conclusion d’un accord de paix comme un héritage présidentiel majeur, pourrait se heurter à l’intransigeance de Netanyahu, qui insiste sur la nécessité de désarmer le Hamas avant tout retrait israélien de Gaza.
Il y a trois mois, Netanyahu avait salué Trump comme « le plus grand ami d’Israël à la Maison Blanche », mais cette affirmation sera mise à l’épreuve face aux frustrations de Trump concernant le manque de progrès sur la voie d’un processus de paix portant son nom, principalement en raison des obstacles israéliens.
Osama Khalil, professeur d’histoire et de relations internationales à l’Université de Syracuse à New York, a déclaré à Al Jazeera Net que « malgré les divergences déclarées entre Netanyahu et Trump, Israël et les États-Unis restent étroitement alliés et se coordonnent aux plus hauts niveaux ». Il a toutefois exprimé un pessimisme quant aux résultats du sommet, estimant qu’il est « peu probable que le sommet de Floride entre Trump et Netanyahu conduise à une solution diplomatique avec cet accord ».
L’ambassadeur David Mack, ancien secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires du Moyen-Orient, a déclaré que Trump et Netanyahu ne peuvent pas surmonter leurs divergences. « Le premier souhaite que le second s’accorde sur les bases du véritable plan de paix pour Gaza, qui comprend un retrait israélien. Quant à Netanyahu, il doit maintenir son alliance dure, dans laquelle nombre de ses principaux partenaires s’opposent au retrait et veulent restaurer le règlement dans la bande de Gaza avec leurs partisans. »
La semaine dernière, Trump a reçu les envoyés du Moyen-Orient, Steve Witkoff et Jared Kushner, ainsi que des hauts responsables d’Égypte, du Qatar et de la Turquie, à Miami, en Floride. Ces négociations, censées examiner la mise en œuvre de la deuxième phase, n’ont pour l’instant pas abouti à des mesures concrètes.
